Ce lundi 15 juin, près de 150 personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Nîmes pour rendre hommage à Lyhanna, une enfant de 11 ans tuée dans le Gers. Bien que la foule fût moins dense que la semaine précédente, la mobilisation est restée forte, marquée par une présence masculine plus importante. Plusieurs hommes ont pris la parole pour exprimer leur soutien à leur fille, leur femme ou leur mère.
Un rassemblement engagé
Après une minute de silence, les participants ont partagé leurs témoignages. Un père de famille a déclaré : « Je suis papa d’une fille qui a été victime, je suis époux d’une femme qui a été violée, et je suis le fils d’une mère qui a été approchée par le cousin de son père. Ce que j’ai à dire, c’est qu’il faut les épauler. Nous sommes là aujourd’hui, et nous serons aussi là la semaine prochaine. » Ses propos ont été accueillis par des applaudissements.
Éduquer nos fils
Un autre père, dont la fille a également subi des abus, a lancé un appel à la prévention : « Il faut éduquer nos fils. C’est le travail que nous pouvons tous faire aujourd’hui. Leur apprendre que si c’est non, c’est non. Il faut parler à nos fils. »
Un manque de moyens dénoncé
Plusieurs participants ont dénoncé l’insuffisance des moyens alloués à la lutte contre les violences. Une représentante de l’association Revesolutions a souligné : « Il faut plus de ressources dans la justice, mais aussi dans l’éducation, dans la psychiatrie… » L’association a proposé aux participants de consigner leurs témoignages et revendications dans des carnets, afin de les faire remonter « au sommet de l’État pour faire poids ».
Vers une justice intégrale
D’autres rassemblements sont prévus dans les semaines à venir pour promouvoir la loi dite de la « justice intégrale ». Une jeune fille a résumé l’esprit de la mobilisation : « Il ne faut jamais faire taire une victime. »



