Francis Heaulme, tueur en série déjà condamné dans plusieurs affaires, va de nouveau comparaître devant une cour d'assises. À 67 ans, il est renvoyé devant celle des Hauts-de-Seine pour le meurtre de Jean-Joseph Clément, commis en 1989 à Bédarrides (Vaucluse). L'information a été révélée mardi à l'AFP par l'avocat Didier Seban, représentant la fille de la victime, confirmant une information de franceinfo.
Un renvoi après des décennies d'incertitude
Ce renvoi marque un tournant dans un dossier longtemps resté dans l'ombre. Francis Heaulme avait initialement bénéficié d'un non-lieu, mais l'enquête a été rouverte et confiée au pôle spécialisé « cold cases » de Nanterre, chargé de réexaminer des crimes anciens non résolus. Pour les proches de la victime, c'est une nouvelle chance d'obtenir justice après des décennies d'attente.
Un crime violent resté sans réponse
Le meurtre remonte à l'été 1989. Jean-Joseph Clément, agriculteur, avait été retrouvé mort en août, le crâne fracassé par une pierre. Un crime brutal, sans témoin direct, qui avait rapidement plongé les enquêteurs dans une impasse. Pendant longtemps, les zones d'ombre ont persisté, empêchant toute avancée judiciaire décisive.
Francis Heaulme, aujourd'hui connu comme l'un des tueurs en série les plus tristement célèbres de France, est déjà impliqué dans onze autres affaires pour lesquelles il a été condamné. Mais son implication dans ce dossier précis avait été écartée dans un premier temps. La réouverture de l'enquête a relancé les investigations et permis de reconsidérer son rôle possible dans ce meurtre.
Un procès très attendu
Ce renvoi devant les assises ouvre la voie à un procès, dont la date n'a pas encore été précisée. Il permettra d'examiner à nouveau les éléments du dossier et de confronter Francis Heaulme aux accusations dans cette affaire vieille de plus de trois décennies. Pour la famille de Jean-Joseph Clément, représentée par Me Didier Seban, l'enjeu est majeur. Après des années sans réponse, ce procès pourrait enfin faire la lumière sur les circonstances du crime et apporter une forme de reconnaissance judiciaire attendue depuis longtemps.



