L'acteur Gérard Darmon a annoncé, vendredi 22 mai, qu'il renonçait à présider le jury du Festival du premier film de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, après des accusations de violences sexistes et sexuelles portées contre lui. Dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse (AFP), l'artiste de 78 ans indique avoir pris cette décision "afin de ne pas perturber le bon déroulement de cette manifestation cinématographique".
Des accusations qui remontent à plusieurs années
Plusieurs femmes ont accusé Gérard Darmon de comportements inappropriés, notamment lors de tournages ou de soirées. Ces témoignages, relayés par des médias, évoquent des gestes déplacés et des propos sexistes. L'acteur, connu pour ses rôles dans "Le Grand Frère" ou "Les Visiteurs", a fermement contesté ces allégations, les qualifiant de "mensongères". Dans son communiqué, il déclare : "Je conteste formellement ces accusations et je me réserve le droit d'engager des poursuites judiciaires pour diffamation."
Le festival prend acte de la décision
La direction du Festival du premier film de La Ciotat a pris acte de la décision de Gérard Darmon, tout en réaffirmant son attachement à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le milieu du cinéma. Dans un communiqué, les organisateurs précisent : "Nous respectons la décision de Gérard Darmon. Le festival se déroulera comme prévu, avec un nouveau président du jury qui sera annoncé prochainement." La 39e édition du festival est prévue du 9 au 14 septembre 2026.
Un contexte de libération de la parole
Cette affaire s'inscrit dans le contexte plus large du mouvement #MeToo dans le cinéma français, qui a vu plusieurs personnalités être mises en cause pour des faits similaires. Depuis 2024, la profession a mis en place des dispositifs de signalement et de prévention, mais les accusations continuent d'émerger. Gérard Darmon, qui avait été choisi pour présider le jury en raison de sa carrière et de son engagement pour le cinéma, se retrouve au cœur d'une polémique qui divise l'opinion.
L'acteur, qui devait également participer à une masterclass lors du festival, a annulé sa venue. Les organisateurs ont indiqué que cette masterclass serait remplacée par une table ronde sur la parité et le respect dans le milieu cinématographique. Une décision saluée par des associations féministes, qui voient dans cette réaction une avancée dans la prise de conscience collective.



