C’est une histoire de mort… joyeuse. Mathilde Deyries, une Australienne installée à Sydney, a remporté le 22e Prix Hemingway avec sa nouvelle intitulée « Pourquoi les coquelicots poussent dans les arènes ». Le prix a été dévoilé au Musée des Cultures taurines par Laure Adler, présidente du jury des Avocats du diable.
Le concours, imaginé en 2004 par les Avocats du diable, est ouvert à tous, sans obligation d’être aficionado ou d’avoir assisté à une corrida. La seule contrainte : rédiger un récit en 20 000 signes. Cette année, 180 candidats ont participé, offrant une grande diversité de styles et de nouvelles plumes, selon Marion Mazauric, directrice de la maison d’édition Au Diable Vauvert.
Après un premier tour de sélection, six nouvelles ont été retenues par le jury. C’est finalement celle de Mathilde Deyries qui a été choisie. Laure Adler explique que le jury a été séduit par « la scansion répétitive du texte, son sens du suspense et des rebondissements ». Elle ajoute : « Cette nouvelle parle de la mort… joyeuse. Celle qui permettra une renaissance, mais je n’en dirai pas plus ! »
La lauréate, absente lors de la cérémonie, a promis de venir à Nîmes en septembre pour récupérer son prix. En attendant, le texte sera lu lundi à 15 h 30 à l’hôtel Impérator par le comédien Philippe Béranger. Denis Lanoy, adjoint à la culture, a exprimé son souhait de voir un jour la remise du prix se dérouler dans les arènes, « dans les odeurs de sang et de sueur », comme cela s’est déjà fait par le passé.
Le Prix Hemingway, bien que né à Nîmes, rayonne à l’international. Marion Mazauric souligne que le deuxième candidat retenu est originaire de Tchéquie, preuve de l’attrait mondial du concours. Ce prix littéraire unique en son genre continue de célébrer l’art de la nouvelle en lien avec la tauromachie et la littérature.



