Présente au Mare Nostrum de Monaco ces samedi 22 et dimanche 23 mai, Mélanie Henique a évoqué son départ en Suède où elle s'entraîne désormais avec la star Sarah Sjöström. Vice-championne du monde du 50 m papillon, l'Amiénoise affiche ses nouvelles ambitions sur sa distance fétiche, qui va enfin devenir olympique à Los Angeles.
Une fidèle du Mare Nostrum
Au Mare Nostrum, Mélanie Henique a la carte de fidélité. L'Amiénoise éclaire de son sourire le meeting monégasque depuis la fin des années 2000. À 33 ans, la passion est toujours intacte et la pousse à faire durer le plaisir. « J'ai encore des rêves », résume-t-elle.
Des performances encourageantes
Engagée dans les tournois de vitesse, la sprinteuse licenciée à Marseille avait son menu classique : 50 m papillon et 50 m nage libre. Après un stage de trois semaines en Hongrie avec l'équipe nationale, la capitaine des Bleus était satisfaite. Elle a décroché son ticket pour la demie sur 50 m papillon en 26''30. « C'est sympa d'être ici. J'ai besoin de ces répétitions pour créer des repères. Demain, l'objectif c'est de gagner. Je sens que ça peut aller beaucoup plus vite. J'engrange de la confiance. »
Sa nouvelle vie à Stockholm
Depuis l'an dernier, elle s'est installée à Stockholm pour s'entraîner aux côtés de Sarah Sjöström, légende aux trois titres olympiques. « Après treize années à Marseille, ce n'est pas la même météo », plaisante-t-elle. Elle apprécie ce nouveau défi : « C'est un langage, un coach et une culture différents. Je suis loin de mes proches, mais j'aime ça. Après une année compliquée, j'essaie de reconstruire quelque chose de bien en vue des Jeux 2028. » Avec la Scandinave, elle prouve qu'on peut performer après 30 ans. « On montre qu'on est là et qu'on peut toujours faire plus. On contre ces fausses idées. »
Le 50 m papillon enfin olympique
En avril 2025, elle a appris que le 50 m papillon rejoignait le programme olympique pour Los Angeles 2028. L'information, annoncée par Sjöström en pleine séance de Pilates, a été un tsunami émotionnel. Vice-championne du monde en titre, elle pourra viser la médaille olympique, la seule qui manque à son palmarès. « On est loin, on va avancer course après course, mais on va aller la chercher. Quand j'ai appris qu'il devenait olympique, j'ai chialé. » En terre américaine, elle espère transformer ses larmes en bonheur.



