Narcotrafic en France : les douanes saisissent 31 tonnes de cocaïne en 2025, une hausse de 49%
France : 31 tonnes de cocaïne saisies en 2025, +49%

Le narcotrafic s'intensifie en France avec des saisies record

Le narcotrafic continue de représenter un défi majeur pour la France. Ce jeudi, les douanes ont dévoilé des chiffres alarmants pour l'année 2025, avec la saisie de plus de 31 tonnes de cocaïne. Cette quantité impressionnante marque une augmentation spectaculaire de 49% par rapport à l'année précédente, dans un contexte où le gouvernement prépare un plan de renforcement des contrôles.

Des chiffres qui illustrent l'ampleur du phénomène

Au total, ce sont près de 109 tonnes de stupéfiants qui ont été interceptées par les services douaniers en 2025. La valeur totale de ces saisies est estimée à 2,2 milliards d'euros, dont plus de 1,5 milliard d'euros pour la seule cocaïne. Cette somme représente une progression fulgurante de 78% par rapport à 2024. « La douane a frappé fort », s'est félicitée la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, lors de la présentation du bilan annuel.

L'évolution des routes du trafic

Les services douaniers ont également contribué à la saisie de 64,17 tonnes de cocaïne « à l'extérieur de nos frontières », grâce à leurs capacités de renseignement améliorées. Selon la ministre, cette hausse significative traduit une évolution profonde du trafic. « Ça veut dire d'abord qu'il y a beaucoup plus de cocaïne en circulation. Ça veut aussi dire que les routes ont changé », a-t-elle expliqué, citant notamment une augmentation notable des interceptions dans le fret aérien.

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Les douanes signalent une pression croissante sur certains points stratégiques, notamment :

  • La zone Antilles-Guyane
  • La frontière franco-espagnole

Ces zones sont devenues des axes majeurs pour les organisations criminelles. Dans l'Hexagone, « la principale porte d'entrée de la cocaïne reste le port du Havre », souligne le rapport officiel, confirmant ainsi le rôle central des infrastructures portuaires dans le trafic de stupéfiants.

Un plan gouvernemental pour renforcer la lutte

Face à cette situation préoccupante, le gouvernement prépare un renforcement significatif des moyens. Emmanuel Macron a demandé fin janvier « un plan douanes massif » pour « muscler notre action dans la lutte contre le narcotrafic », estimant nécessaire de « changer d'échelle ». Amélie de Montchalin a indiqué que la mise en œuvre de ce plan « a commencé » et qu'il devrait s'accompagner d'un soutien accru des autres services de l'État, avec notamment un déploiement accéléré de scanners performants.

Les syndicats dénoncent des moyens insuffisants

Malgré ces annonces, les syndicats alertent sur l'insuffisance des moyens humains et matériels. « Les saisies ont bondi, mais on est 20 fois moins nombreux », affirme David Olivier Carzon, de la CFDT douanes, dénonçant l'absence de créations de postes. « On part à la guerre avec des épées en bois », estime de son côté Manuela Dona, de la CGT, malgré les promesses de nouveaux équipements.

En réponse, la ministre évoque la « feuille de route Douanes 2030 », axée sur « plus de technologies, plus de renseignement » et une amélioration des conditions de travail des agents. Cette stratégie vise à moderniser les méthodes de lutte contre un trafic qui ne cesse de s'adapter et de se complexifier.

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