Fin de vie : la rapporteure LR Bonfanti-Dossat réclame un référendum
Fin de vie : la rapporteure LR réclame un référendum

Alors que la loi sur la fin de vie entre dans sa dernière ligne droite, la sénatrice du Lot-et-Garonne, rapporteure du texte au Sénat, demeure opposée à son adoption. Christine Bonfanti-Dossat, sénatrice Les Républicains et rapporteure au Sénat de la proposition de loi sur la fin de vie, continue de penser que le texte d’Olivier Falorni va susciter bien plus de problèmes qu’il n’en résoudra.

Un texte qui divise profondément

Deux jours après que le Sénat a adopté en deuxième lecture cette proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs, avec 325 voix pour et 18 contre, la sénatrice en appelle désormais à un référendum sur le sujet. Dans un communiqué, elle explique : « Le Sénat vient d’examiner en deuxième lecture la proposition de loi sur la fin de vie d’Olivier Falorni, au terme d’un calendrier particulièrement contraint imposé par le Gouvernement. »

Elle rappelle que la première lecture au Sénat avait déjà mis en lumière l’ampleur des divergences, sans qu’un accord sur un texte commun ne soit trouvé. « Pourtant, en responsabilité et farouchement opposés au texte de l’Assemblée nationale, Alain Milon et moi-même, rapporteurs du texte, avons choisi d’amender le texte de l’Assemblée nationale, conscients que si le Sénat se retirait du débat, c’est la version du texte de l’Assemblée nationale qui s’imposerait alors », ajoute-t-elle.

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Un compromis impossible

Christine Bonfanti-Dossat précise que l’objectif de son rapport était d’œuvrer à une loi faite pour ceux qui allaient mourir, et non pas pour ceux qui voulaient mourir. Malgré toutes ces précautions, l’article 2, pierre angulaire de cette proposition de loi sur la fin de vie, est tombé, ce qu’elle jugeait prévisible. « Pris en étau par une gauche décrivant un texte trop restrictif et une droite hostile à toute évolution législative, le compromis que nous avions proposé n’a pas réussi à s’imposer. Dont acte », déclare-t-elle.

La parole au peuple

Pour la sénatrice, sur un sujet aussi sensible et empreint d’une solennelle gravité, la parole doit désormais revenir au peuple. C’est pourquoi elle a cosigné la proposition de loi référendaire de son collègue Francis Szpiner, et appelle de ses vœux la sagesse du Conseil constitutionnel pour accepter ce référendum. « J’appelle désormais de mes vœux la sagesse du Conseil constitutionnel pour accepter ce référendum », conclut-elle.

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