Fils de princesse norvégienne risque 7 ans de prison pour viols
Fils de princesse norvégienne risque 7 ans de prison

Le tribunal d'Oslo doit rendre son verdict ce lundi dans l'affaire retentissante de Marius Borg Høiby, le fils de la princesse héritière de Norvège, Mette-Marit. Ce jeune homme de 29 ans, né d'une relation antérieure au mariage de sa mère avec le prince héritier Haakon en 2001, est accusé de plusieurs chefs graves, dont des viols et des violences conjugales. Le parquet a requis une peine de sept ans et sept mois de prison, tandis que la défense plaide pour un acquittement sur les accusations de viol et une peine d'un an et demi pour d'autres faits.

Un procès sous haute tension

Lors de son procès, qui s'est tenu du 3 février au 19 mars, Marius Borg Høiby a dû répondre de 40 chefs d'accusation. Il conteste les accusations les plus graves, notamment les viols de quatre femmes qui n'étaient pas en état de résister, ainsi que des violences répétées contre une ex-compagne. Le débat judiciaire a notamment porté sur l'état de conscience des victimes présumées et sur ce que Høiby pouvait percevoir au moment des faits. Dans son réquisitoire, le procureur Sturla Henriksbø a décrit un accusé « qui se croit tout permis ».

Une vie d'excès exposée au grand jour

La procédure judiciaire a révélé la vie pleine d'excès du jeune homme, propulsé dans la sphère publique dès l'âge de trois ans par la romance entre sa mère et le prince héritier. « Je suis surtout connu comme le fils de ma mère, pas comme autre chose. J'ai donc eu un besoin de reconnaissance extrêmement élevé toute ma vie », a-t-il déclaré au deuxième jour du procès. « Et ça s'est traduit par beaucoup de sexe, beaucoup de drogues et beaucoup d'alcool », a-t-il ajouté. Les viols présumés, dont l'un au domicile du couple princier, auraient été commis entre 2018 et 2024 après des soirées festives où Høiby avait consommé alcool et stupéfiants. Selon l'accusation, des relations sexuelles consenties auraient chaque fois été suivies d'autres actes illégaux, les jeunes femmes semblant alors endormies.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un « régime de terreur » dénoncé

L'affaire avait éclaté le 4 août 2024, lorsque Høiby est arrêté, soupçonné d'avoir agressé sa compagne la nuit précédente dans les beaux quartiers d'Oslo. La presse publie alors la photo d'un couteau planté dans un mur et d'un lustre brisé au sol. Une autre femme, l'influenceuse Nora Haukland, affirme ensuite avoir elle aussi subi des violences physiques et psychologiques, un « régime de terreur », selon l'accusation. Au procès, Høiby reconnaîtra que la jalousie peut lui faire perdre la tête. C'est en analysant ses téléphones et ordinateurs que les enquêteurs ont retrouvé des vidéos documentant ce qu'ils considèrent comme des viols.

D'autres scandales pour la monarchie norvégienne

Si Høiby ne fait pas formellement partie de la Maison royale, l'affaire a plongé la monarchie norvégienne dans l'embarras et contribué à affaiblir le soutien de l'opinion publique, qui demeure toutefois relativement élevé. Elle s'ajoute à d'autres scandales, notamment aux récentes révélations sur une correspondance soutenue entre Mette-Marit et le criminel sexuel Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014, alors que le financier américain avait déjà été condamné pour sollicitation de prostitution auprès d'une mineure. Atteinte d'une maladie pulmonaire incurable, la princesse de 52 ans a vu son état de santé se dégrader nettement ces derniers mois, au point que les médecins l'ont placée sur une liste d'attente pour une délicate transplantation. Affirmant vouloir être auprès de sa mère, Høiby avait demandé à être remis en liberté dans l'attente du verdict, sans obtenir gain de cause. Sauf énorme surprise, il devrait désormais passer un certain temps derrière les barreaux puisqu'il a reconnu certains faits, notamment le transport de 3,5 kg de marijuana, des atteintes à l'intégrité physique et des menaces. Le tribunal d'Oslo doit rendre son verdict à partir de 8h30.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale