Procès en appel du faux play-boy septuagénaire à Nice pour viol
Faux play-boy septuagénaire rejugé pour viol à Nice

Le procès en appel de Jack Sion, 78 ans, s'ouvre ce mercredi devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes à Nice. Cet ancien publicitaire niçois avait été condamné en 2021 à huit ans de prison pour « viols par surprise » par la cour criminelle de l'Hérault. Il conteste toujours les faits.

Un stratagème élaboré sur les sites de rencontres

Pendant des années, Jack Sion a écumé les sites de rencontres en utilisant une fausse identité. Il se faisait passer pour Anthony Laroche, un trentenaire blond aux yeux bleus, soi-disant designer monégasque. En réalité, le retraité au physique bien différent attirait des femmes dans son studio vieillot situé sur la Promenade des Anglais à Nice.

Des scénarios dignes de « Cinquante Nuances de Grey »

Après des semaines d'échanges quotidiens, il invitait ses interlocutrices à le rejoindre. Les rendez-vous étaient scénarisés : les conquêtes pénétraient dans l'obscurité, se bandaient les yeux et se déshabillaient, guidées par une voix d'homme mature. Ce n'est qu'après l'acte sexuel que certaines découvraient avec effroi la véritable identité de leur partenaire.

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Un parcours judiciaire complexe

Les premières plaintes n'avaient donné lieu qu'à un simple rappel à la loi. Jack Sion, alors sexagénaire, n'en avait pas tenu compte. Une plainte avec constitution de partie civile a finalement abouti à sa mise en examen. En 2018, la chambre de l'instruction d'Aix-en-Provence avait prononcé un non-lieu, estimant que la qualification de « viol par surprise » ne pouvait être retenue. Mais la Cour de cassation a tranché en faveur des plaignantes, considérant que le stratagème visant à tromper la victime sur l'identité constituait un viol par surprise. L'affaire a été renvoyée devant la cour criminelle de Montpellier, qui a condamné Jack Sion à huit ans de prison en octobre 2021.

Une liberté sous contrôle judiciaire

Quatre mois après son incarcération, le septuagénaire a fait appel et a été placé sous contrôle judiciaire, recouvrant la liberté. Il conteste toujours l'interprétation des faits, affirmant n'avoir ni contraint ni forcé ses partenaires, mais participé à des relations consenties dans un cadre érotique.

La défense plaide l'acquittement

« C'est une affaire emblématique et ancienne. Notre client conteste toute forme de violence sexuelle. La défense mettra en avant qu'il n'y a eu aucune surprise. Au contraire, ces rapports sexuels étaient dénués de surprise, ils avaient été définis en amont entre les deux partenaires. Nous plaiderons l'acquittement », déclarent Mes Margaux Mathieu et Lou Ferdinand Dreyus, avocats de Jack Sion. Le procès se déroule du mercredi 6 au lundi 15 mai.

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