Draguignan : Deux jeunes trafiquants de drogue condamnés à la détention électronique
Deux jeunes trafiquants condamnés à Draguignan

Draguignan : Deux jeunes trafiquants de drogue condamnés à la détention électronique

Le tribunal correctionnel de Draguignan a rendu son verdict ce vendredi, condamnant deux jeunes majeurs pour leur implication dans un trafic de stupéfiants actif dans le quartier des Collettes. Achraf, 20 ans, et Evans, 18 ans, ont écopé de peines d'emprisonnement assorties de mesures de détention à domicile sous bracelet électronique, tenant compte de leur jeune âge et de leur profil.

Des peines adaptées à la jeunesse des accusés

Après deux mois de détention provisoire, les deux hommes ont été jugés en comparution immédiate. Le tribunal a prononcé des peines de 18 et 20 mois d'emprisonnement, dont 8 mois avec sursis probatoire. La partie ferme de leur peine s'exécutera sous la forme d'une détention à domicile : Achraf résidera chez sa sœur à Toulon, tandis qu'Evans restera chez son père à Draguignan. Cette décision a été accueillie avec soulagement par les familles présentes dans la salle d'audience.

Une enquête révélant un trafic en développement

L'enquête, ouverte en septembre dernier après la découverte d'une boîte contenant des stupéfiants et de l'argent par la brigade de nuit, a conduit à l'interpellation de cinq individus en janvier, dont Achraf et Evans. L'exploitation de leurs téléphones a mis en lumière un « petit trafic de stupéfiants qui avait vocation à se professionnaliser », selon le parquet de Draguignan. Via l'application Snapchat, une trentaine de clients était recensée, avec une comptabilité détaillée et des échanges codés révélateurs.

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Des saisies importantes et des motivations personnelles

Les perquisitions ont permis de saisir des quantités substantielles de drogues :

  • Huit kilogrammes de résine et d'herbe de cannabis, dont cinq kg chez Evans seul.
  • 115 grammes de cocaïne.
  • Près de 200 cachets d'ecstasy.

La valeur totale de ces produits est estimée à 75 000 euros. Evans a expliqué au tribunal avoir commencé ce trafic suite à la séparation de ses parents, initialement pour financer sa propre consommation, avant de s'engager dans un engrenage incontrôlable. Achraf, quant à lui, était perçu par les enquêteurs comme le donneur d'ordres, bien que son avocat ait minimisé son rôle, soulignant qu'il n'avait tiré que des bénéfices modestes de cette activité.

Une décision judiciaire à visée éducative

Les avocats des deux jeunes ont plaidé pour une peine permettant leur réinsertion, arguant qu'il s'agissait d'une « sortie de route » temporaire. Le tribunal a ainsi opté pour des mesures de détention électronique, visant à les remettre dans le droit chemin tout en assurant une sanction proportionnée. Trois mineurs impliqués dans le même trafic comparaîtront séparément devant une juridiction spécialisée dans les mois à venir.

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