Conflit de voisinage à Rodilhan : une fracture du coude après des violences mutuelles
Conflit de voisinage dégénère : coude fracturé à Rodilhan

Un conflit de voisinage vire au drame à Rodilhan

Le tribunal correctionnel de Nîmes a examiné, ce vendredi 13 février, une affaire de violences mutuelles opposant deux voisines de Rodilhan, âgées de 37 et 61 ans. Les faits remontent au 1er août 2025, lorsque des tensions persistantes ont dégénéré en altercation physique, entraînant des blessures sérieuses pour l'une des parties.

Des filmages répétés à l'origine des tensions

La sexagénaire a expliqué devant la cour que sa voisine la filmait constamment avec une tablette, créant un climat d'anxiété au sein de la copropriété. "Elle nous filmait pour tout et n'importe quoi : quand on promenait le chien, quand on faisait un apéro dans la cour commune", a-t-elle témoigné. Cette pratique aurait perturbé la quiétude du voisinage, autrefois décrit comme un havre de paix.

La trentenaire, quant à elle, a justifié ces enregistrements par la nécessité de "avoir des preuves", sans toutefois préciser de quoi il s'agissait. Elle s'est présentée comme la victime d'un complot entre voisins, une affirmation accueillie avec scepticisme par la magistrature.

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Une soirée qui tourne à la violence

Le 1er août dernier, alors que la plus jeune filmait à nouveau sa voisine, cette dernière a tenté de repousser la tablette. La situation a rapidement dégénéré en échange de coups et de tirage de cheveux. La sexagénaire affirme que sa voisine brandissait un couteau, ce que la trentenaire nie, expliquant qu'elle cuisinait juste avant l'altercation.

Les conséquences ont été graves :

  • La trentenaire a subi 2 jours d'incapacité totale de travail (ITT).
  • La sexagénaire a été diagnostiquée avec une fracture du coude, entraînant entre 30 et 45 jours d'ITT.

Des demandes de préjudice astronomiques

La trentenaire a produit 125 pièces pour étayer une demande de préjudice moral et matériel s'élevant à 78 950 euros. Cette somme inclut :

  1. Des dommages pour sa tablette légèrement endommagée.
  2. 3 000 euros pour le préjudice moral de sa mère, absente lors des faits.
  3. 1 500 euros pour son ami, également absent.

L'avocat de la sexagénaire a qualifié ces demandes d'excessives, plaidant pour leur rejet ou une révision à "très très très très juste valeur".

Les réquisitions du parquet et la décision en attente

La procureure a estimé que la dégradation volontaire de la tablette n'était pas caractérisée et a souligné la réaction disproportionnée de la trentenaire. Elle a requis :

  • 500 euros d'amende, dont 250 avec sursis, pour la sexagénaire.
  • Six mois de prison avec sursis simple pour la trentenaire.

L'avocat de la plus âgée a plaidé la légitime défense, arguant que sa cliente avait été agressée dès qu'elle avait aperçu le couteau. La décision a été mise en délibéré au 10 avril prochain, le temps d'étudier les nombreuses pièces du dossier.

La procureure a exprimé sa consternation face à cette affaire, déclarant : "Je suis sidérée de voir des conflits de voisinage qui finissent comme ça". Un sentiment partagé par l'ensemble de l'audience, témoin de la dégradation dramatique des relations entre ces deux femmes.

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