Chantal Goya et Jean-Jacques Debout condamnés à rembourser un prêt de plus de 2 millions
Chantal Goya et Jean-Jacques Debout doivent rembourser 2 millions

Chantal Goya et Jean-Jacques Debout contraints de payer une dette de plus de 2 millions d'euros

Le couple d'artistes Chantal Goya et Jean-Jacques Debout vient de subir un revers judiciaire significatif. Alors qu'ils tentaient d'obtenir la suspension du remboursement d'un prêt contracté auprès du Crédit municipal de Bordeaux, la cour d'appel a tranché en leur défaveur. Les juges ont estimé que le couple disposait de revenus confortables, suffisants pour honorer ses échéances, mettant ainsi fin à une longue procédure judiciaire.

Des revenus mensuels conséquents découverts par la justice

Dans leur requête, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout avaient mis en avant des difficultés financières importantes. La chanteuse, âgée de 83 ans, expliquait toucher une petite retraite de moins de 600 euros par mois et avoir réinvesti toute sa fortune dans ses spectacles. Cependant, les magistrats ont découvert une réalité bien différente.

En 2024, le couple percevait environ 40 000 euros par mois, provenant principalement des spectacles de Chantal Goya et des droits d'auteur du catalogue musical de Jean-Jacques Debout. Ce fonds, estimé à plus de 3 millions d'euros, comprend des œuvres écrites pour des artistes emblématiques comme Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. Les juges ont considéré que ces revenus étaient amplement suffisants pour assurer le remboursement du prêt.

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Une affaire qui remonte à 2018

L'origine de cette dette remonte à 2018, lorsque Chantal Goya et Jean-Jacques Debout ont sollicité un prêt de 2,2 millions d'euros auprès du Crédit municipal de Bordeaux. Cet emprunt avait pour objectif de rembourser une ardoise fiscale dépassant largement le million d'euros. Le prêt était garanti par les droits Sacem de Jean-Jacques Debout, offrant ainsi une sécurité à l'établissement prêteur.

Cinq ans plus tard, en 2023, le Crédit municipal a exigé le remboursement de 2,46 millions d'euros, incluant les intérêts et les indemnités contractuelles. Face à cette demande, le couple a engagé une action en justice, arguant de son incapacité à rembourser et accusant la banque d'avoir manqué à son devoir de mise en garde contre un endettement excessif. Il est à noter que Chantal Goya était déjà fichée à la Banque de France à l'époque de la signature du contrat.

Un parcours judiciaire semé d'embûches

En août 2025, le juge des contentieux a donné raison au Crédit municipal, estimant que le couple avait signé le contrat en toute connaissance de cause. Toutefois, le magistrat a ramené la somme due à 2,18 millions d'euros, effaçant ainsi les intérêts accumulés. Mécontents de cette décision, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout ont fait appel, invoquant à nouveau leur situation financière précaire et une maison largement hypothéquée.

La cour d'appel a finalement rejeté leur demande, confirmant que les revenus du couple étaient suffisants pour honorer les échéances du prêt. Selon les informations rapportées par le média L'Informé, les artistes devront également régler plusieurs milliers d'euros de frais de justice supplémentaires. Cette décision met un terme définitif à une procédure qui aura duré plusieurs années.

Une carrière qui se poursuit malgré les difficultés

À 83 ans, Chantal Goya, interprète de titres célèbres comme « Pandi-Panda », n'est pas près de raccrocher ses costumes de scène. Malgré ces soucis financiers et judiciaires, sa carrière artistique reste active, avec des spectacles qui continuent de générer des revenus substantiels. De même, le catalogue musical de Jean-Jacques Debout demeure une source de revenus importante, grâce aux droits d'auteur perçus régulièrement.

Cette affaire souligne l'importance d'une gestion financière rigoureuse, même pour des personnalités publiques aux carrières longues et fructueuses. Elle rappelle également que les institutions bancaires et les tribunaux examinent attentivement les situations financières réelles des emprunteurs, au-delà des déclarations parfois trompeuses.

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