Affaire Bygmalion : Sarkozy évite le bracelet électronique
Bygmalion : Sarkozy obtient l'aménagement de sa peine

Mercredi 6 mai, Nicolas Sarkozy a obtenu l'aménagement de sa peine de six mois d'emprisonnement ferme à laquelle il a été condamné dans l'affaire de financement illégal de campagne dite "Bygmalion". Cette petite victoire pour l'ancien président français a été confirmée par une décision rendue mardi 6 mai par un juge d'application des peines du tribunal judiciaire de Paris, qui doit prendre effet jeudi.

Une libération conditionnelle accordée

Le juge a accédé à la demande de Nicolas Sarkozy d'une "libération conditionnelle", bien que celle-ci ne concernait pas une détention stricto sensu mais le port d'un bracelet électronique, notamment en raison de son âge. Résultat : l'ancien président n'aura pas à porter de bracelet électronique. Il avait déjà obtenu une libération conditionnelle dans le cadre de l'affaire dite "Bismuth".

Un parcours judiciaire complexe

L'ancien locataire de l'Élysée avait d'abord essuyé un revers début mars lorsque le tribunal correctionnel avait refusé la confusion de cette peine avec celle du dossier "Bismuth". Définitivement condamné dans ces deux affaires, l'ancien président avait déjà été astreint à porter un bracelet électronique dans le cadre de la deuxième, du 7 février au 12 mai 2025. Il avait déjà demandé et obtenu une libération conditionnelle, à mi-peine.

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Dans l'affaire Bygmalion, le politique de 71 ans a été condamné le 14 février 2024 par la cour d'appel de Paris à un an d'emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre 2025 avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation. Sa peine en appel, dont la cour avait ordonné l'aménagement pour la partie ferme (bracelet électronique, semi-liberté…), était légèrement inférieure à celle d'un an d'emprisonnement ferme prononcée en première instance, en 2021.

Trois semaines en détention

Cette affaire est devenue la deuxième mention au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy après sa condamnation à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des écoutes, également appelée "Bismuth", définitive depuis décembre 2024. Nicolas Sarkozy comparaît en outre depuis le 16 mars devant la cour d'appel de Paris pour le supposé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L'ex-président a été condamné à cinq ans de prison ferme en première instance pour association de malfaiteurs et a effectué environ trois semaines de détention.

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