Une recommandation historique pour les victimes de Bétharram
La commission d'enquête indépendante chargée de faire la lumière sur les violences commises au sein de l'institution catholique de Bétharram a rendu ses conclusions. Dans un rapport remis ce vendredi, elle préconise des réparations financières pour toutes les victimes, quels que soient la nature des violences subies et le délai de prescription.
Des décennies de silence brisées
L'affaire Bétharram, qui a éclaté au grand jour en 2023, a révélé des décennies de violences physiques, psychologiques et sexuelles infligées à des centaines d'élèves. La commission, présidée par une magistrate honoraire, a entendu plus de 500 témoignages. Elle estime que l'État et l'Église portent une responsabilité dans ce système d'impunité.
Un fonds d'indemnisation dédié
La commission propose la création d'un fonds d'indemnisation abondé par l'État, l'Église catholique et les congrégations religieuses impliquées. Ce fonds permettrait de verser des réparations financières aux victimes reconnues, sans qu'elles aient à passer par une procédure judiciaire longue et traumatisante. Les montants seraient déterminés selon la gravité des préjudices subis.
Des mesures complémentaires
Outre les réparations financières, la commission recommande la mise en place de mesures de reconnaissance publique, notamment l'érection d'un mémorial à Bétharram et l'organisation de cérémonies de repentance. Elle préconise également la création d'une structure d'aide psychologique pérenne pour les victimes.
Réactions des associations de victimes
Les associations de victimes ont salué ces recommandations, les qualifiant de première étape vers une justice réparatrice. Elles appellent toutefois à une vigilance sur la mise en œuvre effective des mesures et à l'élargissement des indemnisations à d'autres affaires similaires.
Prochaines étapes
Le rapport est désormais transmis au gouvernement, qui devra se prononcer sur la suite à donner. Une loi pourrait être nécessaire pour encadrer le fonds d'indemnisation. Les victimes espèrent une adoption rapide, avant la fin de l'année 2026.



