Le magistrat français Bruno Cotte, ancien juge à la Cour pénale internationale (CPI), a vivement contesté les récentes déclarations du sénateur américain Marco Rubio, qui qualifiait la CPI de « cour de droite » ou « de gauche » selon les affaires. Dans une tribune publiée par Le Monde, Bruno Cotte affirme que la CPI est une institution judiciaire indépendante, dont les décisions sont fondées sur le droit et non sur une orientation politique.
Une mise au point nécessaire
Marco Rubio, candidat potentiel à la vice-présidence des États-Unis, avait critiqué la CPI pour ses enquêtes sur des ressortissants israéliens et américains, laissant entendre que la cour serait partiale. Bruno Cotte rappelle que la CPI a été créée par le Statut de Rome en 1998 pour juger les crimes les plus graves : génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre et agression. « La CPI n'est ni de droite ni de gauche ; elle est une cour de justice », insiste-t-il.
Des accusations infondées
Le magistrat souligne que les juges de la CPI sont élus par les États parties et représentent les principales traditions juridiques du monde. Ils prêtent serment d'exercer leurs fonctions en toute impartialité. Bruno Cotte déplore que les critiques de Rubio visent à discréditer l'institution pour des raisons politiques. « Accuser la CPI de partialité, c'est méconnaître son fonctionnement et son rôle essentiel dans la lutte contre l'impunité », écrit-il.
Un appel à la communauté internationale
Bruno Cotte appelle les États membres à défendre la CPI face à ces attaques. Il rappelle que plus de 120 pays sont parties au Statut de Rome, démontrant un large soutien à la justice pénale internationale. « La crédibilité de la CPI repose sur son indépendance et son impartialité. Ces valeurs doivent être protégées », conclut-il. L'ancien juge espère que cette mise au point contribuera à rétablir la vérité sur le rôle de la cour.



