Procès du braquage de Taillebourg : verdict attendu ce lundi soir
Braquage de Taillebourg : verdict attendu ce lundi soir

Verdict imminent pour le braquage du bureau de tabac de Taillebourg

La cour criminelle départementale de Charente-Maritime, siégeant à Saintes, doit rendre son verdict ce lundi 30 mars au soir dans l'affaire du braquage du bureau de tabac de Taillebourg. Ce procès, qui a repris ce lundi, concerne principalement Alexandre Pezeau, un jeune homme de 23 ans, accusé d'avoir commis un vol à main armée le 24 novembre 2023.

Les faits et les victimes

L'infraction s'est déroulée à Taillebourg, un village situé entre Saintes et Saint-Savinien. Le commerçant, âgé de 54 ans, a témoigné de sa peur face à un individu cagoulé qui pointait un fusil de chasse sur lui. Une autre victime, un client dont la vie a été bouleversée par cet événement, n'a pas assisté au procès, son avocate expliquant qu'il n'avait « ni la force, ni l'envie de se confronter à cette personne ».

Le butin de ce braquage s'est avéré minime, s'élevant à un peu plus de 230 euros. Alexandre Pezeau a justifié son acte par la volonté d'aider sa mère, qui risquait de perdre sa maison en raison d'une dette de 4 000 euros. Il a précisé que le fusil utilisé était déchargé.

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Les déclarations et le contexte

Lors de la première journée du procès, vendredi 27 mars, l'accusé s'est adressé à l'une des victimes en déclarant : « J'avais besoin d'argent, ce n'était pas contre lui. Il n'y avait rien de personnel. Je m'excuse vraiment. Je n'ai rien contre vous. Vous avez pleuré, ça me fait de la peine. »

Le procès implique également un autre jeune homme de 23 ans, sans antécédent judiciaire, qui comparaît libre. Contrairement à Alexandre Pezeau, dont le casier judiciaire est bien garni, ce second accusé est poursuivi pour avoir conduit une voiture volée et avoir facilité le vol à main armée en permettant la fuite avec ce véhicule.

Les tensions entre les accusés

La question de savoir si ce complice présumé a été contraint de jouer le rôle de chauffeur sous la menace implicite du braqueur a été soulevée. Hésitant dans ses propos, il a laissé entendre qu'il s'était senti obligé de suivre son « ami », rencontré par l'intermédiaire d'une connaissance commune à Aulnay.

Alexandre Pezeau a, quant à lui, certifié qu'il ne l'avait obligé à rien, exprimant même son amertume : « Je lui ai donné à manger, je l'ai hébergé et maintenant, il vient dire que je l'ai forcé. »

Le verdict, attendu avec impatience ce lundi soir, pourrait aboutir à une peine de vingt ans de réclusion criminelle, sanction maximale encourue pour ce type d'infraction. Cette affaire met en lumière les circonstances dramatiques et les motivations complexes derrière un acte criminel qui a profondément affecté une petite communauté.

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