Besançon porte plainte contre une banderole xénophobe de Némésis lors du carnaval
Besançon porte plainte contre une banderole xénophobe de Némésis

Besançon dépose plainte après une banderole xénophobe de Némésis lors du carnaval

La ville de Besançon a annoncé lundi le dépôt d'une plainte pour provocation à la haine, suite à l'affichage d'une banderole du groupuscule d'extrême droite Némésis lors du carnaval du week-end. La banderole, suspendue à la façade d'un immeuble, établissait un lien explicite entre étrangers et violeurs, créant une vive polémique dans la cité comtoise.

Une banderole provocatrice lors du défilé

Dimanche, lors du passage du carnaval à Besançon, une banderole jaune bordée de rouge, de la hauteur d'un étage, a été accrochée à un immeuble. Selon une journaliste de l'AFP sur place, ce message établissait nettement un lien entre étrangers et violeurs, provoquant l'indignation des autorités et des participants.

« Suite à la présence d'une banderole et au défilé de deux pancartes portées par le collectif Némésis lors du Carnaval de Besançon ce week-end, une plainte pour provocation à la haine a été déposée ce matin », a indiqué la municipalité dans un communiqué officiel.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Condamnation ferme de la municipalité

La mairie de Besançon, dirigée depuis les dernières élections municipales par le LR Ludovic Fagaut, a vivement condamné ces faits. « Le maire et l'ensemble de l'équipe municipale condamnent fermement ces faits et réaffirment leur attachement aux valeurs de respect et de vivre-ensemble », a-t-elle ajouté. Cette prise de position marque une continuité dans la lutte contre les discours de haine, alors que la ville était dominée par la gauche ou les écologistes pendant quasiment un siècle avant l'élection de l'actuel maire.

Antécédents troublants de Némésis à Besançon

Ce n'est pas la première fois que le collectif de féministes d'extrême droite Némésis perturbe des événements à Besançon. Il y a deux ans, lors du carnaval, le groupe s'était déjà attiré une plainte de la maire écologiste d'alors, Anne Vignot. En janvier 2025, la même maire avait à nouveau porté plainte après que des militantes de Némésis eurent perturbé une cérémonie des vœux de la municipalité.

Ces incidents répétés soulignent la persistance des actions provocatrices de ce groupuscule dans la région, malgré les condamnations judiciaires et politiques. La plainte déposée lundi vise à sanctionner ces comportements et à réaffirmer l'engagement de la ville contre toute forme de discrimination et d'incitation à la haine.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale