Un bûcheron condamné à 18 ans pour avoir piégé 39 adolescents via un faux profil féminin
Bûcheron condamné à 18 ans pour piège en ligne sur 39 adolescents

Un bûcheron condamné à dix-huit ans de prison pour des viols commis via un faux profil en ligne

Ce mercredi, la cour criminelle du Doubs a rendu son verdict dans une affaire de prédation sexuelle en ligne particulièrement sordide. Théo Denner, un jeune bûcheron âgé de 25 ans, a été condamné à une peine de dix-huit années d'emprisonnement. Il était accusé d'avoir méthodiquement piégé pas moins de trente-neuf adolescents, dont les âges s'échelonnaient entre 13 et 19 ans, en utilisant un faux profil féminin sur internet, et d'avoir violé certains d'entre eux.

Le modus operandi d'un « chasseur sexuel »

Théo Denner a pleinement reconnu les faits, commis dans le département du Doubs sur une période s'étendant de 2018 à 2023. Son système était élaboré : il a créé sur les plateformes Snapchat et Facebook le profil fictif d'une certaine « Aurélie », se présentant comme une séduisante bûcheronne. Ce personnage attirait ses proies en partageant des photographies dénudées, initiant ainsi le contact.

C'est par le biais de cet avatar féminin trompeur qu'il entrait en relation avec de jeunes hommes issus de son entourage scolaire, amical ou même professionnel. Une fois la confiance établie, « Aurélie » extorquait à ses victimes des clichés et des vidéos à caractère intime. Le piège se refermait ensuite : le faux profil ordonnait alors aux adolescents d'avoir des relations sexuelles avec l'apprenti bûcheron lui-même, sous la menace explicite de voir leurs images personnelles diffusées publiquement.

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Un verdict après des réquisitions sévères

Lors de l'audience tenue mardi, l'avocat général n'a pas mâché ses mots, qualifiant sans ambages le prévenu de « chasseur sexuel ». Les représentants du ministère public ont requis à son encontre une peine très lourde de vingt ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

Face à ces accusations, la défense de Théo Denner – un individu qui se revendiquait par ailleurs ouvertement homophobe et raciste – a tenté de présenter une image radicalement différente. Ses avocats ont plaidé qu'il n'était qu'« un gamin perdu qui s'est caché derrière un avatar de femme », cherchant à minimiser la préméditation et la dangerosité de ses actes. La cour n'a visiblement pas adhéré à cette lecture, lui infligeant une condamnation qui se rapproche des réquisitions initiales.

Cette affaire met en lumière les mécanismes pervers de la prédation sexuelle sur les réseaux sociaux et la facilité avec laquelle des profils fictifs peuvent être utilisés pour piéger des mineurs vulnérables. Le verdict de la cour criminelle du Doubs envoie un signal fort quant à la sévérité avec laquelle la justice entend punir ce type d'agissements.

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