L'avocat de Cédric Jubillar menace de boycotter le procès en appel
Me Pierre Debuisson, le nouvel avocat de Cédric Jubillar, laisse planer la menace d'un boycott du procès d'appel annoncé pour 2026 à Toulouse. Cédric Jubillar, condamné le 17 octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, dont le corps n'a jamais été retrouvé, opte pour une nouvelle stratégie de défense avant son procès en appel qui pourrait se tenir à l'automne 2026.
Un courrier adressé à la cour d'appel de Toulouse
Selon une information de RTL, Me Pierre Debuisson a adressé un courrier à la présidente de la cour d'appel de Toulouse. Dans ce courrier, il annonce qu'il n'assistera pas à la réunion préparatoire au procès en appel, prévue le 19 février. Ce 10 février, il s'est exprimé au micro de Marc-Olivier Fogiel, déclarant : « On ne peut pas défendre un homme réduit en condition de légume ». Il a expliqué que Cédric Jubillar « n'est pas dans un état de santé mentale et physique pour comparaître », alors que l'accusé est placé à l'isolement depuis quatre ans.
Les conditions de détention dénoncées
Dans son courrier, publié sur rtl.fr, Me Pierre Debuisson écrit : « Il n'est pas acceptable que je puisse assister à l'audience de jugement en raison du maintien illégitime en détention de Monsieur Jubillar au quartier d'isolement de la maison d'arrêt de Seysses ». Il détaille les conditions de détention actuelles :
- Absence de sommeil liée à une lumière permanente et aux hurlements continus
- Fouilles trois fois par semaine en le forçant à se mettre intégralement nu
- Isolement cognitif, psychologique et social
L'avocat affirme que ces conditions « piétinent tous les principes de notre droit et ne sont pas acceptables ». Cependant, interrogées par la radio, des sources pénitentiaires de la prison de Seysses modèrent le contenu du courrier en expliquant que la lumière n'est pas allumée en permanence.
Une défense en pleine mutation
Cédric Jubillar a changé d'avocat récemment, marquant un tournant dans sa défense avant le procès en appel. La menace de boycott de Me Pierre Debuisson soulève des questions sur la tenue même de ce procès, prévu pour 2026. Les autorités judiciaires devront probablement examiner ces allégations de conditions de détention inhumaines, qui pourraient impacter le déroulement des procédures.