Service national : un premier bilan très positif avec 3 500 candidatures
Le général Thierry de la Burgade, directeur du projet Service national, a dévoilé ce mardi 10 février sur BFMTV des chiffres très encourageants pour le nouveau dispositif. « 3 500 jeunes ont déjà poussé la porte d'un établissement et ont pu déposer un dossier » de candidature, a-t-il annoncé avec satisfaction. Ce résultat dépasse déjà les objectifs initiaux, puisque l'État espérait attirer 3 000 jeunes volontaires pour l'année 2026.
Une proportion de filles plus élevée que dans les armées
L'un des aspects les plus marquants de cette première vague de candidatures concerne la parité. « Les militaires ont été surpris par le nombre de filles » candidates, a confié le général de la Burgade. Il a précisé avec insistance : « Il y a, en proportion, plus de filles qui se présentent pour le service national qu'il n'y en a aujourd'hui dans les armées ». Bien qu'aucun chiffre précis n'ait été communiqué, cette tendance représente un signal fort pour la mixité au sein des institutions militaires.
Le processus de sélection et les conditions d'accès
Le service national volontaire consiste en un engagement de dix mois, ouvert à tous les Français âgés de 18 à 25 ans. Cependant, 80 % des effectifs seront composés de jeunes entre 18 et 19 ans. Le général a tenu à rappeler une information cruciale pour les candidats : « Il n'y a pas de conditions de diplôme » pour postuler. Le recrutement dépendra en partie des inscriptions sur la plateforme Parcoursup.
Le processus de sélection se déroulera en plusieurs étapes :
- Une pré-sélection initiale des dossiers de candidature.
- Une visite médicale obligatoire pour tous les candidats retenus.
- Un contrôle de sécurité approfondi avant la décision finale des armées.
À l'issue de leur service national, les jeunes deviendront automatiquement réservistes des armées, créant ainsi un vivier de citoyens formés et engagés.
Un calendrier lié à Parcoursup et des défis à venir
Le général de la Burgade a expliqué la stratégie de recrutement : « Les jeunes ont leurs vœux à exprimer entre le 19 janvier et le 12 mars. Il y aura des déçus de Parcoursup et il y a des gens qui vont se tourner vers nous ». Cette synchronisation avec le calendrier de l'enseignement supérieur pourrait permettre d'attirer des candidats supplémentaires dans les prochaines semaines.
Malgré ces premiers résultats prometteurs, le militaire reste prudent et tempère l'enthousiasme : « Il va falloir que tout ceci se confirme ». Il a souligné le caractère volontaire du dispositif : « Nous sommes sur une base de volontariat. Le premier appelé franchira la première porte de caserne le 1er septembre 2026, du coup il faut maintenir l'attractivité, le feu 'volontariat' pendant toute cette durée-là ».
Des perspectives ambitieuses pour les années à venir
Le service national s'inscrit dans une vision à long terme. Si l'objectif pour 2026 est fixé à 3 000 jeunes, les autorités tablent sur :
- 10 000 volontaires en 2030
- 42 500 volontaires en 2035
Ce dispositif représente un investissement conséquent pour l'État, avec un coût estimé à plus de 2 milliards d'euros. Il s'agit d'une réforme majeure qui vise à renforcer le lien entre la nation et sa jeunesse, tout en préparant une réserve militaire formée et motivée.



