Attentat déjoué à Paris devant la Bank of America : les détails de l'intervention policière
Dans la nuit du samedi 28 mars 2026, un attentat à l'engin explosif a été déjoué devant les locaux de la Bank of America, situés rue de la Boétie dans le 8ᵉ arrondissement de Paris. Des policiers en patrouille ont interpellé un homme qui s'apprêtait à allumer un dispositif explosif artisanal, évitant ainsi une potentielle catastrophe. Le parquet national antiterroriste (Pnat) s'est immédiatement saisi de l'affaire, ouvrant une enquête pour « tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste ».
Une intervention rapide en plein cœur de Paris
Les faits se sont déroulés vers 3h30, dans le centre-ouest de Paris, près des Champs-Élysées. L'homme interpellé avait déposé un engin explosif composé d'un bidon transparent de 5 litres contenant probablement un hydrocarbure, ainsi que d'un système de mise à feu incluant un pétard d'environ 650 grammes de poudre explosive. Selon les sources policières, il était accompagné d'un deuxième individu qui a pris la fuite. L'engin a été pris en charge par le laboratoire d'analyse de la préfecture de police de Paris pour des examens approfondis.
Un recrutement via Snapchat et une motivation financière
Lors de son interrogatoire, le mis en cause a expliqué avoir été recruté via l'application Snapchat pour réaliser cette opération, moyennant la somme de 600 euros. Il a affirmé avoir été déposé sur place en voiture par un homme non identifié. Au moment de son interpellation, il tentait d'allumer le dispositif avec un briquet. Il a été placé en garde à vue, et l'enquête a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, ainsi qu'à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Vigilance accrue dans un contexte international tendu
Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a salué l'intervention rapide des policiers dans un message posté sur X, soulignant que « la vigilance demeure plus que jamais à haut niveau ». Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, il a multiplié les appels à la vigilance extrême des forces de l'ordre, notamment pour protéger les opposants iraniens, les lieux de culte juifs, et les intérêts américains, identifiés comme cibles potentielles d'actes terroristes. Il a demandé une mobilisation renforcée, avec un engagement accru de l'opération Sentinelle dans les gares et lieux publics fréquentés.
Cet incident marque le premier projet d'attentat déjoué en France depuis le début du conflit, rappelant l'importance de la surveillance et de la réactivité des services de sécurité dans un environnement géopolitique volatile.



