Ce mardi 5 mai 2026, la cour d'appel de Paris a requis une peine de trois ans de prison, dont un an ferme, à l'encontre de Dominique Boutonnat, l'ancien président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). Il est poursuivi pour violences sexuelles sur son filleul, âgé de 14 ans au moment des faits.
Des faits graves et répétés
Selon l'accusation, les violences se seraient déroulées entre 2018 et 2020, lors de week-ends et de vacances passés chez l'ancien haut fonctionnaire. Le parquet a souligné la position d'autorité de Dominique Boutonnat sur sa victime, ainsi que la répétition des actes. L'avocat général a estimé que la peine prononcée en première instance, à savoir deux ans de prison avec sursis, était insuffisante au regard de la gravité des faits.
La défense conteste les accusations
La défense de Dominique Boutonnat a plaidé l'acquittement, affirmant que les relations étaient consenties et que son client n'avait pas conscience de l'âge de la victime. Cependant, les expertises psychologiques ont mis en évidence un déséquilibre de pouvoir et une emprise sur l'adolescent. Le jugement en appel est attendu dans les prochaines semaines.
Un retentissement médiatique et politique
Cette affaire a eu un fort impact dans le milieu du cinéma français. Dominique Boutonnat, qui a dirigé le CNC de 2019 à 2024, a démissionné après sa mise en examen. Plusieurs associations féministes ont salué la requête du parquet, y voyant un signal fort contre les violences sexuelles dans le secteur culturel. Le procès en appel se poursuit.



