Procès en appel des ex-rugbymen de Grenoble pour viol : huis clos et plaidoyers
Appel des ex-rugbymen de Grenoble pour viol : huis clos

Procès en appel des ex-rugbymen de Grenoble : huis clos et débats houleux

Comme en première instance, le procès en appel devant la cour d’Assises de la Charente de trois anciens rugbymen de Grenoble, accusés d’avoir violé une étudiante près de Bordeaux en 2017, a débuté mercredi à huis clos. À l’ouverture des débats, Me Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de l’Irlandais Denis Coulson, a soulevé des irrégularités dans la liste des jurés, mais la cour les a écartées. La présidente a ensuite ordonné le huis clos à la demande de la partie civile, marquant le début d’une audience sous haute tension.

Les condamnations en première instance et les appels

En première instance devant la cour d’assises de la Gironde, fin 2024, Denis Coulson et Loïck Jammes avaient été condamnés à 14 ans de réclusion criminelle, tandis que le Néo-Zélandais Rory Grice écopait de 12 ans. Deux autres équipiers, l’Irlandais Chris Farrell et le Néo-Zélandais Dylan Hayes, qui avaient assisté à la scène sans intervenir, n’ont pas fait appel de leur condamnation. Farrell a reçu quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et Hayes deux ans avec sursis.

Les arguments de la défense et de la partie civile

La défense plaide fermement le consentement, s’appuyant sur une vidéo tournée par l’un des accusés. Me Dreyfus-Schmidt a déclaré à l’AFP que tous étaient alcoolisés et que la jeune femme n’avait jamais été contrainte, qualifiant la sanction de première instance de « déraisonnable et excessive ». À l’inverse, Me Anne Cadiot-Feidt, avocate de la partie civile, espère que ce procès confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente. Elle a dénoncé « une nuit de violence épouvantable », lors de laquelle la jeune femme « a été utilisée comme un ballon que l’on se passe de l’un à l’autre ». Elle a ajouté : « La honte n’est pas dans le camp de la victime, elle ne doit jamais l’être ».

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Les faits de la nuit du 11 au 12 mars 2017

Dans la nuit du 11 au 12 mars 2017, après un match de Top 14 entre Grenoble et l’Union Bordeaux-Bègles, la victime, alors étudiante, a déclaré avoir suivi les accusés en discothèque lors d’une soirée d’après-match très alcoolisée, sans se souvenir de la suite. Elle s’est réveillée le lendemain dans une chambre d’hôtel à Mérignac, nue sur un lit avec une béquille introduite dans le vagin, entourée de deux hommes nus et d’autres habillés. Ces éléments ont été au cœur des débats lors du premier procès et sont réexaminés en appel.

Le verdict de ce procès en appel est attendu pour le 3 avril, clôturant une affaire qui a secoué le monde du rugby et soulevé des questions cruciales sur le consentement et la violence sexuelle.

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