Le 9 juin 2026, une mère de famille a annoncé son intention de porter plainte contre l'État français après que la plainte déposée par sa fille mineure, Lyhanna, soit restée en attente de traitement pendant plusieurs mois. Cette affaire met en lumière les lacunes du système judiciaire dans la prise en charge des violences faites aux mineurs.
Une plainte sans suite
Lyhanna, âgée de 15 ans, avait déposé une plainte pour violences physiques et psychologiques présumées. Malgré la gravité des faits allégués, le parquet n'a pas donné suite à cette plainte dans un délai raisonnable. La mère de l'adolescente dénonce une négligence administrative qui a laissé sa fille sans protection pendant de longues semaines.
Les motifs de la plainte contre l'État
Selon l'avocate de la famille, cette action en justice vise à obtenir une reconnaissance officielle du préjudice subi par la mineure et sa famille. Elle souligne que l'inaction de la justice constitue une violation des droits fondamentaux de l'enfant, notamment le droit à être entendu et protégé. La plainte contre l'État repose sur l'article L. 141-1 du code de l'organisation judiciaire, qui permet d'engager la responsabilité de l'État pour fonctionnement défectueux du service public de la justice.
Un cas révélateur d'un problème systémique
Cette affaire n'est pas isolée. De nombreuses associations de protection de l'enfance alertent régulièrement sur les délais excessifs de traitement des plaintes concernant des mineurs. Selon une étude récente, près de 30 % des plaintes pour violences sur mineurs connaissent un délai de traitement supérieur à six mois. Ces retards peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la santé psychologique des victimes et compromettre les enquêtes.
Les réactions des autorités
Le ministère de la Justice a réagi en indiquant que des mesures étaient en cours pour améliorer le traitement des plaintes impliquant des mineurs. Parmi les pistes évoquées figurent la formation spécialisée des magistrats et la création de pôles dédiés aux violences intrafamiliales. Cependant, pour la mère de Lyhanna, ces annonces restent insuffisantes face à l'urgence de la situation de sa fille.
Un combat pour la justice
La famille de Lyhanna espère que cette action en justice permettra de faire évoluer les pratiques et de garantir une meilleure protection aux enfants victimes de violences. Elle appelle également à une prise de conscience collective sur la nécessité de traiter ces affaires avec la célérité qu'elles exigent. L'audience préliminaire est attendue dans les prochaines semaines, et ce dossier pourrait devenir un symbole des dysfonctionnements de la justice des mineurs en France.



