Ce jeudi 7 mai, la cour d'appel de Montpellier a rendu sa décision dans l'affaire Gabsi : un seul policier municipal sera renvoyé devant le tribunal correctionnel de Béziers après la mort de Mohamed Gabsi en avril 2020, contrairement à ce que demandait sa famille, qui avait saisi la chambre de l'instruction. Il n'y aura pas de procès criminel dans cette affaire.
Décision de la chambre de l'instruction
Saisie par la famille de ce Biterrois décédé en avril 2020 à la suite d'une interpellation par la police municipale de Béziers, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a confirmé la décision du juge d'instruction en première instance, comme a pu le constater Midi Libre.
Requalification refusée
La famille de la victime avait demandé une requalification plus grave des faits : homicide volontaire plutôt que violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les avocats de la partie civile ont plaidé en ce sens lors d'une audience de près de trois heures le 12 mars, mais la cour n'a pas suivi leur argumentation.
Un seul des trois policiers impliqués sera donc jugé par le tribunal correctionnel de Béziers dans les prochains mois, pour homicide involontaire et non pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, comme le demandaient les avocats de la famille Gabsi.
Audience de mars
Le 12 mars, les avocats des deux camps, devenus irréconciliables, avaient plaidé pendant plusieurs heures : un procès criminel du côté de la partie civile, et un renvoi devant le tribunal correctionnel pour les avocats des policiers. C'est finalement ces derniers qui ont obtenu gain de cause, avec la confirmation de la décision du juge d'instruction à la fin de l'information judiciaire.
Plus d'informations à venir sur cette affaire qui a suscité une vive émotion à Béziers et au-delà.



