Le bras de fer médiatico-judiciaire entre Adriana Karembeu et André Ohanian se poursuit. Le couple, marié en principauté de Monaco en 2014, se déchire depuis plusieurs semaines. Leur divorce se joue désormais sur le terrain pénal. Plusieurs plaintes croisées ont été déposées par les futurs ex-époux, séparés depuis quatre ans.
Les accusations d'André Ohanian
André Ohanian avait tiré le premier, le 19 mars dernier, en signalant au parquet de Paris les quelque 200 photos à caractère pornographique retrouvées un mois plus tôt sur la tablette de leur fille de 7 ans, Nina, synchronisée avec le téléphone portable de l'ex-top model. Dans les colonnes de Nice-Matin, ce mardi 12 mai, l'homme d'affaires d'origine phocéenne, qui à 71 ans gère hôtels et boîtes de nuit au Maroc, affirmait ne pas être animé par la vengeance. « Je l'ai fait pour protéger ma fille », martèle André Ohanian.
La riposte de l'avocate d'Adriana Karembeu
Maître Nathalie Tomasini, avocate d'Adriana Karembeu, dénonce une version fallacieuse des faits. Pour elle, ce signalement n'est qu'un « pur prétexte », « une instrumentalisation de la justice dans le cadre d'un divorce aujourd'hui pendant devant la juridiction monégasque ». Une procédure de séparation « initiée par Adriana Karembeu le 16 juillet 2025 et dans le cadre de laquelle elle demande la résidence de sa fille et que Monsieur Ohanian s'acquitte de son devoir de secours ».
Selon Me Tomasini, cette demande de divorce aurait « fait vriller » l'homme d'affaires, qui chercherait à « salir » celle qui a refait sa vie avec le chanteur Marc Lavoine « pour lui prendre son enfant et ne lui donner aucun subside ». Jusqu'à faire ce signalement qui, pour elle, est non seulement « sans fondement » mais constituerait surtout « un contre-feu ». Car Adriana Karembeu serait elle aussi en possession de photos compromettantes. L'ex-top model slovaque aurait « surpris des échanges à caractère intime, pour ne pas dire pornographique, entre le père de l'enfant et une de ses relations féminines alors que Nina avait le téléphone en main et en connaissait parfaitement », fait qui se serait produit antérieurement à l'affaire de la tablette.
Une synchronisation accidentelle
« Il a eu peur et il a tenté de prendre les devants, la meilleure défense étant l'attaque », estime l'avocate, qui affirme que sa cliente n'a d'ailleurs jamais synchronisé son propre téléphone avec la tablette de sa fille. « Adriana a simplement communiqué ses codes aux nounous de Nina pour lui permettre d'installer un jeu sous prétexte que son père ne pouvait pas le faire et c'est ainsi que les photos qui étaient conservées dans un coffre-fort numérique ont atterri sur l'iPad. Bien indépendamment de la volonté d'Adriana Karembeu », souligne l'avocate, qui affirme que la plupart de ces images crues proviendraient d'ailleurs de harceleurs dont elle aurait été elle-même victime et qu'elles n'auraient été conservées que pour « permettre leur identification ».
Pour Maître Nathalie Tomasini, « sans élément intentionnel », il n'y aurait ainsi « pas matière à poursuites pénales ». Restent les plaintes qu'elle a elle-même déposées au nom de l'ex-top model et de son nouveau compagnon, Marc Lavoine. Pas moins de quatre procédures dans trois pays différents, dont Monaco.
Une tentative d'intrusion suspecte
La plus grave semble concerner une « troublante » tentative d'intrusion au domicile parisien du chanteur, qui partage désormais sa vie avec Adriana Karembeu depuis près de deux ans. Les faits remontent au 30 avril dernier. À deux reprises, un individu a tenté de s'introduire chez Marc Lavoine. Son manège n'a pas échappé à une voisine, qui a sonné l'alerte, et le suspect a pu être interpellé. Selon nos informations, lors de sa garde à vue, il aurait affirmé que son commanditaire serait un mystérieux homme dont il ne connaîtrait pas le nom mais dont la femme l'aurait trompé. André Ohanian ? Me Tomasini assure l'ignorer et n'entend de toute façon pas trahir « le secret de l'enquête en cours ». Elle reconnaît néanmoins que cette affaire « interroge ».
D'autant plus que le suspect de cette tentative d'intrusion aurait été surpris en possession d'une enceinte identique à celle que possède Marc Lavoine, mais truffée de micros et de caméras. L'examen de son téléphone portable aurait aussi révélé qu'il détenait plusieurs des clichés compromettants retrouvés sur la tablette de Nina.



