Le Conseil d’État se penche ce lundi 15 juin 2026 sur le recours des opposants à l’autoroute A69, qui contestent la validation du chantier par la cour administrative d’appel de Toulouse. Au cœur du dossier : la légalité de l’autorisation environnementale permettant la poursuite des travaux entre Toulouse et Castres.
Une audience décisive pour le projet
La plus haute juridiction administrative examine ce 15 juin le recours des opposants à l’autoroute A69 Toulouse-Castres, portant sur la validation de l’autorisation du chantier par la cour administrative d’appel de Toulouse, a-t-on appris de sources concordantes. « Il est l’heure pour le Conseil d’État de remettre le Tarn sur le droit chemin », avait affirmé le collectif anti-A69 La Voie est libre (LVEL), dans un communiqué annonçant la date de cette audience, prévue à 14h00 et confirmée à l’AFP par une source au sein de l’institution. « Le Conseil d’État n’aura d’autre choix que de corriger l’erreur de droit manifeste de la cour d’appel de Toulouse », estime le collectif.
Sur quoi doit statuer le Conseil d’État ?
Le Conseil d’État doit statuer sur la légalité de l’arrêt rendu le 30 décembre 2025 par la cour administrative d’appel de Toulouse qui a validé l’autorisation environnementale de ce chantier et permis la poursuite des travaux, toujours en cours entre Haute-Garonne et Tarn. La cour administrative était revenue sur un jugement du tribunal administratif de Toulouse qui, en février 2025, avait suspendu le projet d’autoroute faute de « raison impérative d’intérêt public majeur » (RIIPM), condition requise pour déroger à la protection des espèces protégées.
Défendu comme un facteur de désenclavement du Tarn et en particulier du bassin urbain formé par les villes de Castres et de Mazamet, au sud du département, le chantier doit s’achever à la mi-octobre, selon le futur concessionnaire Atosca.
Un contexte tendu
Ce nouvel épisode judiciaire intervient après des mois de mobilisation des opposants, qui dénoncent l’impact environnemental du projet et son utilité contestée. Les partisans de l’autoroute, quant à eux, mettent en avant les bénéfices économiques et la réduction des temps de trajet. La décision du Conseil d’État est attendue avec impatience des deux côtés, car elle pourrait sceller l’avenir du chantier.



