Un homme de 79 ans mis en examen pour des crimes graves sur des décennies
Un septuagénaire âgé de 79 ans a été placé en détention provisoire après avoir été mis en examen pour des viols et agressions sexuelles aggravés commis sur 89 mineurs. Les faits se sont déroulés sur une période s'étendant de 1967 à 2022, selon les informations fournies par le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, lors d'une conférence de presse tenue mardi 10 février.
Des preuves accablantes trouvées sur une clé USB
Le nombre impressionnant de victimes a pu être établi grâce à des écrits détaillés que l'accusé avait compilés sur une clé USB. Dans ces documents, l'homme évoque explicitement des rapports sexuels avec des mineurs âgés de 13 à 17 ans. Le procureur a souligné que ces écrits constituent une matière très dense, formant un dossier de 15 tomes qui a été analysé par les enquêteurs.
Des aveux sur des meurtres familiaux
Au cours de l'enquête, l'homme a également reconnu avoir commis deux meurtres. Dans les années 1970, il a étouffé sa mère, qui souffrait d'un cancer en phase terminale, à l'aide d'un coussin. Puis, dans les années 1990, il a répété le même geste en étouffant sa tante, âgée de 92 ans, également avec un coussin. Ces aveux ajoutent une dimension particulièrement sombre à cette affaire déjà complexe.
Une enquête internationale et un appel à témoins
Les crimes sexuels auraient été perpétrés dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, en Suisse, au Maroc, au Niger, en Algérie, aux Philippines, en Inde, en Colombie et en Nouvelle-Calédonie. L'accusé, qui était éducateur, a profité de ses déplacements pour commettre ces actes. Face à l'ampleur internationale des faits, le parquet de Grenoble a organisé cette conférence de presse pour lancer un appel à témoins dans le cadre de l'information judiciaire ouverte.
L'homme, né en 1946 et domicilié à Vizille, fait désormais face à des charges extrêmement graves. Les autorités judiciaires continuent d'enquêter pour recueillir davantage de preuves et identifier d'éventuelles autres victimes. Cette affaire met en lumière l'importance de la coopération internationale dans la lutte contre les crimes sexuels et les violences familiales.