Le nouveau congé de naissance, qui remplace depuis le 1er juillet le congé paternité, connaît un démarrage compliqué. Selon un article de Libération publié le 23 août, de nombreux parents se heurtent à des difficultés administratives et à un manque d'information de la part de leurs employeurs.
Le congé de naissance, d'une durée de 25 jours calendaires (32 en cas de naissances multiples), est ouvert à chaque parent, qu'il soit salarié, indépendant ou demandeur d'emploi. Il doit être pris dans les six mois suivant la naissance. Cependant, sa mise en place semble loin d'être fluide.
Des parents confrontés à des obstacles administratifs
Le journal rapporte le témoignage d'une mère, qui raconte : « Je passais mes journées à envoyer des mails aux RH ». Elle explique que son employeur ne connaissait pas les modalités de ce nouveau dispositif, ce qui a généré de nombreuses allers-retours et une perte de temps considérable.
D'autres parents témoignent de situations similaires, certains se voyant opposer un refus ou une méconnaissance totale de la part de leur service des ressources humaines. Le flou autour des règles de cumul avec d'autres congés (comme le congé parental) et les conditions de versement des indemnités journalières ajoutent à la confusion.
Un manque de communication et de préparation
Selon Libération, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a bien communiqué sur le sujet, mais les employeurs, notamment les PME, semblent peu préparés. La complexité du dispositif, qui diffère selon le statut (salarié, fonctionnaire, indépendant), rend son application délicate.
Le journal souligne que ce démarrage chaotique risque de dissuader certains parents de faire valoir leurs droits. Pour l'heure, aucun chiffre officiel n'a été communiqué sur le nombre de bénéficiaires depuis l'entrée en vigueur de la mesure.
Des conséquences sur l'égalité parentale
Ce congé, présenté comme un progrès pour l'égalité entre les femmes et les hommes, pourrait ne pas tenir ses promesses si les difficultés persistent. Les associations de parents et les syndicats réclament une simplification des démarches et une meilleure information des employeurs.
En attendant, les parents concernés doivent redoubler de patience et d'opiniâtreté pour obtenir ce à quoi ils ont droit, comme en témoigne cette mère qui a finalement réussi à faire valoir son congé après plusieurs semaines d'échanges avec son employeur. La question reste posée : ce congé de naissance, censé faciliter la vie des familles, ne risque-t-il pas de devenir un nouveau parcours du combattant ?



