Depuis le lundi 3 août, les sanctions pour baignade interdite ont été renforcées par décret. Désormais, une amende forfaitaire de 68 euros est appliquée à tous ceux qui ne respectent pas le drapeau rouge.
Une mesure pour lutter contre les baignades sauvages
En cette période de canicule, l'augmentation des baignades sauvages, en zone urbaine ou non, a obligé les autorités à sévir. Dans les zones non surveillées ou connues comme dangereuses, il est désormais interdit de « pratiquer une activité de baignade ou une activité nautique dans une zone faisant l'objet d'une interdiction de se baigner ». Les contrevenants s'exposent à « une amende prévue pour les contraventions de la 3e classe ».
Encore le mois dernier, ce type d'amende s'élevait à 38 euros maximum. Désormais, dans un principe de dissuasion, le décret prévoit le recours à « l'amende forfaitaire ». Elle sera adressée par procès-verbal électronique, sans passage par un tribunal, et correspond donc à une amende de 3e classe (68 euros).
Des montants minorés ou majorés selon le délai de paiement
En cas de paiement rapide, l'amende sera minorée à 45 euros. En revanche, en cas de retard, elle sera majorée à 180 euros. Ce barème vise à encourager le respect de la réglementation tout en laissant une marge de manœuvre aux contrevenants.
Préserver la sécurité des citoyens et des secours
Selon un communiqué de la préfecture d'Île-de-France, ce décret vise également à protéger les « personnes qui s'exposent à un danger grave ». Il a pour but de « préserver la sécurité des opérations de secours et à garantir le bon fonctionnement de la navigation fluviale ».
Pour rappel, le dernier bilan national fait état, entre le 1er mai et le 15 juillet, de 925 noyades dont 274 mortelles. Près de 80 % des décès ont été recensés pendant les jours de vigilance canicule. Plusieurs régions sans façade maritime sont particulièrement concernées, comme l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et l'Île-de-France.



