Ysabelle Castor : « Mon seul regret, ne jamais avoir vu Juan Bautista au Temperas »
Ysabelle Castor : ne jamais avoir vu Juan Bautista au Temperas

Ysabelle Castor, native d'Alès et tombée dans la tauromachie en 1989, présidera la corrida de Valverde et Margé le samedi 16 mai à 17 heures, entourée de Cédric Buttet et Matthieu April. Élue municipale déléguée à la tauromachie depuis 2020, elle revient sur son parcours et sa passion.

Une afición née au Temperas

Née à la maternité des Berceaux, Ysabelle Castor a été initiée à la tauromachie par Anabelle Fabre en 1989, lors d'une course de Prieto de la Cal aux arènes du Temperas. Installée dans une petite salle des arènes, à proximité de la chapelle, elle dévoile les fondements de son afición.

Toriste ou toreriste ?

« Toriste ! Un des ingrédients principaux, c'est le toro. Je pense que le meilleur torero du monde, s'il n'a pas de combattant en face, ne peut pas faire grand-chose. Et puis Alès a une tradition toriste. L'autre ingrédient, c'est le torero, bien sûr. On peut aussi voir qu'un mauvais torero sur un très bon toro, cela peut s'avérer compliqué, ou encore, on a vu des toreros sublimer des toros qui étaient sortis “bizarres”… »

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Plutôt sol ou sombra ? « Je suis allergique au soleil donc, naturellement, l'ombre. Sinon, c'est avec chapeau et écran total ! »

Campo ou paseo ?

« Campo ! Le toro, lui-même, est magnifique et le voir dans son cadre naturel, c'est beau. Le toro au campo, je ne sais pas comment expliquer, c'est plein de “zénitude”. Je pourrais passer des heures à les contempler. »

Plutôt Miura ou Domecq ? « Miura. Mais j'ai aussi vu d'excellents Domecq ! »

Plutôt peón ou picador ? « Les deux sont essentiels, mais ce que j'endosse le mieux, c'est le rôle de spectatrice. Et de présidente aussi, mais je stresse. Dans ma tête, je me dis : comment peut-on juger un type qui risque sa peau ? Ensuite, être sifflée, ça fait 40 ans que je fais de la politique… »

Première course et souvenirs

Quel souvenir gardez-vous de votre première course ? « C'étaient des Prieto de la Cal, des toros atypiques car il n'y en a quasiment aucun de noir. Je me souviens de l'éleveur Tomas qui me dit, à la sortie de l'un d'eux : “Ysabelle, il te ressemble !” Sur le coup, je me suis dit : je lui mets une droite directe ? En fait, c'étaient des toros blonds… »

Maestranza de Séville ou Las Ventas à Madrid ? « C'est compliqué, ça ! Las Ventas, c'est l'arène mythique et la Maestranza, c'est la beauté, en plus de la ville de Séville. Je ne ferai pas plaisir à mon ami Tomas, mais je choisis Madrid. »

Amphithéâtre ou callejon ? « Amphithéâtre. Je laisse le callejon aux professionnels et c'est ce qui devrait être fait. »

Les souvenirs mémorables au Temperas

« Ce sont surtout des souvenirs de toreros : Stéphane Meca, El Fundi, Sanchez Vara, Carlos Olsina, Rafi que j'ai connu tout petit. J'ai aussi des souvenirs de Curé de Valverde, des Prieto… J'ai rarement eu d'énormes déceptions aux arènes d'Alès. Mon seul regret : ne jamais avoir vu Juan Bautista au Temperas. J'ai présidé son club taurin pendant 25 ans ici, à Alès, et Jean-Baptiste, enfant, venait perturber les commissions taurines car son père, Luc, était délégataire des arènes ! »

Samedi 16 mai à 17 heures, corrida de Valverde et Margé pour les matadors Sanchez Vara, El Rafi et Carlos Olsina.

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