Yann Barthès se défend après la polémique sur les toits
Yann Barthès se défend après la polémique sur les toits

Deux mois après la polémique suscitée par ses propos sur les personnes vivant sous les toits, Yann Barthès s'est expliqué dans une interview accordée à La Tribune, à l'occasion des 10 ans de Quotidien, qui reprend lundi sur TMC. L'animateur de 51 ans assume ses propos, les qualifiant de « séquence d'humour » ratée, et défend « le droit aux vannes, même ratées ». Il s'insurge également contre la « haine en ligne » et les « milliers de messages extrêmement violents » reçus.

Les propos qui ont déclenché la polémique

Le 24 juin, lors de son émission Quotidien, Yann Barthès avait expliqué que tout le monde était « logé à la même enseigne » face aux fortes chaleurs, que l'on s'appelle Bernard Arnault, que l'on soit « un ministre » ou « votre voisin du dessus ». Le propos avait déjà fait tiquer, mais c'est surtout la suite qui a fait polémique. « Non ! Il y a cette catégorie de personnes qui est plus concernée que toutes les autres : il y a ceux qui vivent sous les toits », ironise-t-il. « Et ils le précisent. Donc ils se sentent autorisés à parler plus fort car “j'habite sous les toits !” Tout le monde s'en fout ! »

Une « vanne » mal comprise selon l'animateur

Interrogé par La Tribune, Yann Barthès a réagi : « Ah, la magie des réseaux sociaux, où l'on peut sortir une phrase des réseaux sociaux et lancer un shitstorm. » Il estime qu'il s'agissait d'« une séquence d'humour qui ironisait au départ sur les micros-trottoirs des JT, comme on le fait depuis vingt ans ». « Ce magnéto n'a pas été compris, c'est donc qu'il était raté. Mais je défends le droit aux vannes, même ratées », s'est-il justifié.

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Cette « vanne » lui avait valu une salve de critiques, à la fois d'internautes sur les réseaux sociaux mais aussi de la part de femmes et hommes politiques lui rappelant que nous ne sommes pas tous égaux face au réchauffement climatique. Une pétition réclamant de « couper la clim de Yann Barthès » avait même recueilli plus de 30.000 signatures.

Pas d'excuses, mais une mise au point

Pas d'excuses donc pour l'animateur qui reprendra son émission lundi sur TMC. « Est-ce que ça méritait des critiques et qu'on se foute de ma gueule ? Certainement. Mais est-ce que ça méritait autant de haine en ligne, avec des milliers de messages extrêmement violents ? Je ne le pense pas. Ce climat me fait flipper », s'insurge-t-il auprès de nos confrères de La Tribune.

Avant de conclure le sujet et d'aborder d'autres thématiques dans l'interview, l'animateur a tenu à préciser : « Je ne suis pas con au point d'ignorer que le réchauffement climatique aggrave les inégalités sociales. »

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