Dès la rentrée, l'heure est au changement de pied. Cette expression, empruntée au vocabulaire militaire, signifie que l'on change de rythme, que l'on adopte une nouvelle cadence. Dans le contexte actuel, elle prend tout son sens : après une période marquée par des crises successives, les citoyens et les collectivités sont appelés à entamer une nouvelle étape avec détermination.
Une rentrée sous le signe de la mobilisation
La rentrée 2025 s'annonce charnière. Les défis sont nombreux : transition écologique, pouvoir d'achat, réforme des retraites, ou encore sécurité. Face à ces enjeux, le gouvernement a présenté un calendrier dense, avec plusieurs projets de loi attendus à l'automne. Selon un sondage réalisé en août, 68 % des Français estiment que cette rentrée sera décisive pour l'avenir du pays.
Par ailleurs, les collectivités territoriales sont en première ligne. Elles doivent composer avec des budgets contraints, mais aussi avec des attentes fortes de la part des habitants. « Nous devons innover, trouver des solutions locales pour répondre aux urgences du quotidien », a déclaré un élu local, soulignant la nécessité d'une action pragmatique.
Des signaux encourageants sur le front économique
Sur le plan économique, quelques indicateurs positifs sont à noter. La croissance du troisième trimestre est estimée à 0,4 %, portée par la consommation des ménages et les investissements des entreprises. Cependant, la prudence reste de mise : l'inflation, bien qu'en repli, demeure à 2,1 % sur un an, et les tensions sur les chaînes d'approvisionnement persistent.
Les entreprises, de leur côté, affichent un optimisme mesuré. Selon la dernière enquête de la Banque de France, 72 % des chefs d'entreprise prévoient une activité stable ou en hausse d'ici la fin de l'année. Un signal encourageant, même si les recrutements restent difficiles dans certains secteurs, notamment l'hôtellerie-restauration et le BTP.
Un appel à la responsabilité collective
Ce changement de pied ne peut se faire sans une implication de tous. Les citoyens sont invités à s'engager, que ce soit dans la vie associative, dans les conseils de quartier, ou simplement en adoptant des gestes plus responsables au quotidien. Les associations, qui ont souffert de la crise sanitaire, espèrent un regain de mobilisation.
Enfin, les élus locaux appellent à une meilleure coopération avec l'État. « Nous avons besoin de plus de souplesse et de moyens pour agir efficacement sur nos territoires », insiste un maire de région. Cette rentrée pourrait être l'occasion de renforcer le dialogue entre les différentes échelles de gouvernance, afin de répondre plus efficacement aux attentes des Français.



