Un homme de 45 ans, déjà condamné pour attouchement, a été placé sous contrôle judiciaire lundi par le tribunal correctionnel de Nîmes. Il est poursuivi pour voyeurisme et agression sexuelle en récidive, après avoir filmé l'intimité d'une adolescente lors d'une fête à Saint-Quentin-la-Poterie le 22 août 2026, et s'être frotté à elle. Son procès est fixé au 12 octobre.
Des faits lors d'une fête à Saint-Quentin-la-Poterie
Les faits reprochés se sont déroulés le 22 août 2026 à Saint-Quentin-la-Poterie, dans le Gard. L'enquête a été ouverte par les gendarmes de la brigade d'Uzès. Le suspect, décrit avec un polo bleu et des cheveux poivre et sel, a été placé en garde à vue avant de comparaître devant le tribunal correctionnel.
Il est mis en cause pour avoir filmé l'intimité d'une adolescente lors d'une fête et pour l'avoir attouchée en se frottant à elle. Ces faits sont qualifiés de voyeurisme et d'agression sexuelle en récidive, le prévenu ayant déjà été condamné par le passé dans une affaire d'attouchement.
Une demande de délai et des aveux d'ivresse
Dès le début du procès, le prévenu a demandé un délai pour préparer sa défense. La présidente du tribunal, Alexia Bouchon, a alors précisé que le débat ne porterait pas sur les faits, mais uniquement sur un éventuel placement en détention provisoire.
Le prévenu a brièvement indiqué que le soir des faits, il avait bu une douzaine de pastis en une heure et demie, tout en exprimant son embarras et sa gêne d'avoir commis ce qui lui est reproché.
Le tribunal suit les réquisitions du procureur
Le procureur de la République adjoint, Stéphane Bertrand, a demandé un contrôle judiciaire et une expertise psychiatrique. L'avocat de la défense, Me Roch Carail, a insisté sur l'insertion sociale du prévenu, qui a une famille, un emploi et un logement.
Après délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et a placé le quadragénaire sous contrôle judiciaire. Le procès est fixé au 12 octobre. En attendant, le prévenu est astreint à se soumettre à une expertise psychiatrique et à une interdiction de sortir de son domicile le soir.
Toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été rendue définitivement.



