L'ancien champion du monde d'échecs Veselin Topalov sera à Nîmes ce mercredi 27 août pour une « simultanée » à un contre 20, dans le cadre du Festival international d'échecs Apogée. Le Bulgare, invité de la première édition du festival qui se tient jusqu'à dimanche à Nîmes, Caissargues et au Pont-du-Gard, considère cet exercice « moins comme une compétition qu'une occasion d'enseigner à mes adversaires ».
Un exercice pédagogique à Carré-d'Art
La simultanée se déroulera de 10 heures à 12 heures à Carré-d'Art. Veselin Topalov, qui a appris les règles à l'âge de 5 ans avec son grand-père, colonel dans l'armée bulgare, puis avec son père, a commencé à s'entraîner sérieusement dans un club l'année suivante, grâce à sa mère. Il souligne que les échecs sont « un jeu très juste » comparé à d'autres sports : « Si vous gagnez, c'est uniquement et véritablement parce que vous êtes celui qui a le mieux joué ». Il évoque aussi un « défi mental profond » et un « aspect créatif important ».
Les clés de la réussite et l'essor d'Internet
Pour réussir aux échecs, Topalov estime qu'il faut « une bonne mémoire, un système nerveux stable et être en bonne condition physique », ainsi que « beaucoup travailler ». Il attribue la popularité croissante des échecs au développement d'Internet, qui a accru la pratique des jeunes. « La qualité d'un coup joué sur une application en ligne ou sur un échiquier en bois est la même », note-t-il, contrairement aux sports physiques.
Le champion apprécie particulièrement les parties avec les jeunes joueurs, qu'il trouve « plus vifs, plus créatifs » et qui « calculent plus vite » que la moyenne, car ils sont encore « dans la découverte du monde » et « naturellement optimistes ».
La question de la parité hommes-femmes
Interrogé sur la séparation des championnats masculins et féminins, Topalov estime qu'« à l'heure actuelle, la séparation entre compétition masculine et féminine est bénéfique pour les femmes ». Il explique que, les femmes étant moins nombreuses à pratiquer, « statistiquement, les prix seraient dans la majorité des cas attribués aux hommes ». Il ajoute : « Peut-être qu'à l'avenir le niveau deviendra aussi suffisamment proche pour que des compétitions séparées ne soient plus nécessaires. » Il cite la Hongroise Judit Polgar, « meilleure joueuse de la fin du XXe et du début du XXIe siècle », comme une grande source d'inspiration.
Le festival Apogée s'engage pour la parité : les prix attribués aux vainqueurs homme et femme seront d'un montant identique.



