Une centaine de caravanes de gens du voyage se sont installées illégalement dimanche 24 août sur un terrain agricole privé à Orvault, près de Nantes. Cette occupation prive un éleveur de ses pâturages et a conduit le maire Sébastien Arrouët à lancer une procédure d'expulsion d'urgence sous 72 heures.
Une arrivée massive et organisée
Selon nos confrères de Ouest-France, les caravanes sont arrivées aux alentours de 14 heures. Les occupants ont déplacé les gros blocs de béton installés la semaine dernière pour empêcher l'accès au site. Le maire, Sébastien Arrouët (centre droit), a indiqué que les occupants ont déjoué sept tentatives d'occupation cet été, mais qu'avec 100 caravanes d'un coup, il est impossible de faire face.
Le maire a précisé que 10 ou 15 policiers municipaux étaient de garde, mais qu'ils étaient impuissants face à environ 300 personnes. Cette occupation intervient dans un contexte de tension pour de nombreuses municipalités de la région.
Un agriculteur déjà fragilisé
L'élu a décrit la situation de l'agriculteur concerné : il subit la sécheresse et les dégâts causés par les sangliers. Le terrain occupé était le moins humide et devait permettre à l'éleveur de remettre ses bêtes dans quelques jours. Le maire a souligné que cette occupation est une difficulté supplémentaire pour cet agriculteur.
La commune d'Orvault, qui compte environ 28 000 habitants, dispose d'une aire d'accueil qui était pleine au moment de l'arrivée des caravanes. Elle possède également un terrain d'insertion et un terrain de stabilisation pour des familles roms. Le maire a déclaré que la commune doit gérer à la fois les gens du voyage et les familles roms, une situation qu'il qualifie de jeu du chat et de la souris permanent.
Une procédure d'expulsion engagée
Le maire a annoncé qu'une facture d'eau et d'électricité sera envoyée aux familles occupant le terrain, par principe. Une procédure administrative d'expulsion a été lancée pour récupérer le terrain sous 72 heures. Cette procédure vise à libérer le site dans les plus brefs délais.
La situation à Orvault illustre les difficultés rencontrées par de nombreuses municipalités face aux occupations illégales de terrains par des gens du voyage. Les mesures de prévention, comme l'installation de blocs de béton, n'ont pas suffi à empêcher cette installation massive.



