Vol manqué et violences au CHU de Montpellier : 18 mois de prison
Vol manqué au CHU : 18 mois de prison

Le tribunal judiciaire de Montpellier a rendu son verdict vendredi 31 juillet. Un ressortissant marocain de 25 ans a été condamné à dix-huit mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour tentative de vol avec violence, outrages et rébellion. Il devra également indemniser les victimes, selon les informations rapportées par Midi Libre.

Une agression près de l'arrêt Malbosc

Dans la nuit du 29 au 30 juillet, vers 4 h 30, un Montpelliérain circulait à pied à proximité de l'arrêt de tramway Malbosc lorsqu'un individu l'a saisi au cou. L'agresseur a tenté de s'emparer de sa chaîne, mais le bijou s'est cassé. Face à la résistance de la victime, le malfaiteur n'a pas réussi à prendre la fuite avec le butin. La victime est parvenue à s'échapper, à alerter la police, puis à suivre son agresseur à distance. Grâce à ses indications et à l'appui de la vidéosurveillance, les forces de l'ordre ont interpellé le suspect dans le quartier des Hauts-de-Massane.

Une garde à vue agitée

Le calme n'est pas revenu après l'interpellation. En garde à vue, le jeune homme a refusé de se soumettre au dépistage d'alcoolémie. Il a ensuite multiplié les incidents, allant jusqu'à insulter les policiers qui l'escortaient lors de son transfert à l'hôpital, au motif qu'une cigarette lui avait été refusée.

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L'escalade s'est poursuivie dans le hall des urgences de l'hôpital Lapeyronie. Devant des patients médusés, le prévenu s'est livré à des coups de pied et de genou, a menacé de cracher et a adopté un comportement qualifié de malsain face aux infirmières. Le président du tribunal a rapporté les conclusions du médecin : « Le médecin a fait état dans son rapport d'un individu incontrôlable », a-t-il précisé.

Un déni complet à l'audience

À la barre, le prévenu a opposé une tout autre version des faits. Il a nié en bloc toute tentative de vol, malgré la concordance des témoignages de la victime, des policiers et du personnel hospitalier. Selon lui, l'altercation résulterait d'une simple demande de cigarette mal comprise. Quant à la tentative de vol, il a avancé : « Peut-être une ruse de sa part. Pourquoi donner plus de crédit à sa version qu'à la mienne ? »

Pour expliquer son refus de coopérer en garde à vue, il a indiqué, par l'intermédiaire d'un interprète : « J'avais peur à cause de mon interpellation, j'étais sous le choc. » Une explication qui n'a pas convaincu le tribunal, qui a retenu les faits malgré ses dénégations.

Un parcours judiciaire chargé

L'individu, en situation irrégulière sur le territoire français depuis 2020, était déjà connu des services de justice. Son casier judiciaire comportait cinq mentions. Il était par ailleurs sous le coup d'une interdiction judiciaire de présence en France et d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Malgré cela, il se trouvait toujours à Montpellier, où il a récidivé.

Le tribunal a prononcé une peine de dix-huit mois de prison. Le mandat de dépôt a été délivré à l'audience, signifiant que le condamné a été immédiatement incarcéré. Il devra en outre verser des dommages et intérêts aux victimes, dont le montant n'a pas été précisé dans le compte rendu de Midi Libre.

Cette affaire illustre les difficultés rencontrées par les forces de l'ordre et le personnel soignant face à des individus violents, y compris dans des lieux censés être protégés comme les urgences hospitalières. Les témoignages croisés de la victime et des agents ont été déterminants dans l'issue judiciaire.

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