L'association Jakobia Senpere, responsable du jardin situé en bordure de la Nivelle, dénonce un vol de poirier et le sabotage d'un autre, cisaillé à sa base. Une main courante a été déposée à la gendarmerie de Saint-Pée-sur-Nivelle.
Un verger inauguré en février
Au mois de février, Philippe Fournier, le président de l'association Jakobia Senpere, qui gère le gîte jacquaire du centre-bourg, et Jean Nouhide, de l'association des Amis du chemin 64, avaient inauguré un verger des pèlerins. Neuf arbustes de variétés anciennes (pruniers, pommiers et poiriers) avaient été plantés en bordure de la Nivelle et des voies de Compostelle Nive-Bidassoa et du Baztan, peu après le pont enjambant la rivière au niveau du rond-point de la chistera.
Premier vol puis sabotage
Récemment, un des poiriers avait été nuitamment déterré et emporté, aussitôt remplacé par l'association jacquaire locale. Le lieu vient de nouveau d'être vandalisé. Cette fois-ci, les auteurs ne se sont pas embarrassés de fioritures : la grille de protection de la plante a été tordue et le tronc purement et simplement cisaillé à sa base.
Installation d'une caméra envisagée
Une technique radicale qui donne corps à l'acte d'une personne en quête, peut-être, d'un joli bâton de marche et qui en fait, assurément, un des lauréats incontestés de l'échelle de la bêtise et de l'irrespect. Cela ne fait pas rire l'association Jakobia Senpere, qui informe qu'elle a déposé une main courante à la gendarmerie de Saint-Pée-sur-Nivelle et examiné avec la police municipale l'opportunité de disposer sur le site une caméra.
Autres actes de vandalisme à Hendaye
D'autres mécontentements liés à des dégradations (volontaires ?) et des vols d'arbres fruitiers ont été exprimés ces derniers jours sur la commune d'Hendaye. Les plantations prises pour cibles, récemment plantées, sont situées du côté des jeux enfants qui font face à la baie de Txingudi, à proximité du stade Lizarazu, et dans le quartier des Joncaux. Certains témoins penchent pour des actes commis par des adolescents (au mieux un ballon égaré, au pire une pulsion destructrice). D'autres y voient la signature d'un adulte mal intentionné. La réprobation est unanime, les habitués guettent, mais à notre connaissance le ou les coupables, petits ou grands, n'ont pas été identifiés. Dans ce lieu en forme de cul-de-sac, mais régulièrement et étonnamment fréquenté par des véhicules, les propriétaires riverains comptent désormais leurs piquets. Pour l'heure, aucun ne manque. Le mystère reste entier sur un vandalisme focalisé sur les poiriers.
Stratégie à suivre
En attendant d'en replanter un, sans doute à l'automne, les sociétaires hésitent sur la stratégie à suivre. « Pourquoi pas, dit l'un d'entre eux, accrocher sur le poteau une petite affiche signalant que le poirier absent a subi des actes répétés de vandalisme. » Une manière de ne pas banaliser l'affaire et de dénoncer les conséquences de ces actes gratuits qui témoignent d'un mépris vertigineux pour ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour créer ce verger, ainsi que pour la foi et l'engagement spirituel des pèlerins et de ceux qui œuvrent à leur cheminement.



