Le 20 août, le tribunal correctionnel d’Alès, dans le Gard, a condamné un homme de 36 ans à dix mois de prison avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de soins, pour le vol des lunettes de soleil d’une voyageuse et une gifle, survenus le 18 août à la gare routière d’Alès. Le prévenu a également été maintenu en détention pour purger une peine de quatre mois mise à exécution.
Des faits survenus à la gare routière d’Alès
Le 18 août, alors qu’elle patientait sur un banc de la gare routière d’Alès, la victime a vu cet homme, ivre et agressif, s’approcher d’elle. Il lui a d’abord réclamé une cigarette, qu’elle ne possédait pas, avant de lui voler les lunettes de soleil posées sur son front. Il lui a ensuite donné une gifle, que le plaignant a décrite comme l’ayant « effleuré ».
Le trentenaire a été interpellé après qu’un chauffeur de bus a alerté les forces de l’ordre, car il tentait une nouvelle fois de monter dans un car sans acheter de ticket. Il a été placé en détention provisoire pendant deux jours avant son procès.
Un parcours judiciaire chargé
Le prévenu, condamné à quinze reprises, notamment pour des affaires de stupéfiants à Marseille, a vu quatre mois de prison qu’il avait « au-dessus de la tête » être mis à exécution. Lors de l’audience, il a reconnu avoir « fait n’importe quoi », ajoutant : « J’avais trop bu. » Il a également évoqué sa solitude, avant d’expliquer être « venu exprès à Alès, en 2020, pour arrêter les bêtises ».
Le substitut du procureur de la République, Quentin Larroque, a tempéré ces propos, estimant qu’à Alès, le prévenu « a continué d’être un perturbateur. C’est une impasse judiciaire. Il a fait la preuve de son incapacité à se réinsérer. » Le parquet a requis 18 mois de prison, dont six avec sursis probatoire, avec maintien en détention.
La défense plaide la détresse
L’avocate de la défense, Me Euria Thomasian, a souligné que son client « n’a pas les codes sociaux » et « n’arrive pas à se sevrer car il est isolé ». Elle a ajouté : « Cette solitude lui pèse. Je pense même qu’il a du mal à la supporter… » Elle a demandé au tribunal « d’entendre sa détresse » avant de solliciter sa « clémence ».
Le tribunal a finalement condamné le trentenaire à dix mois de prison avec sursis probatoire, avec une obligation de soins. Il retourne toutefois en cellule pour purger les quatre mois mis à exécution.



