Viols libertins en Gironde : 20 hommes jugés pour calvaire sexuel
Viols libertins en Gironde : 20 hommes jugés

Vingt hommes comparaissent depuis lundi 19 juillet devant la cour criminelle de la Gironde, à Bordeaux, pour des viols collectifs commis sur une jeune femme de 23 ans lors de soirées libertines organisées en 2018. Les faits, d'une violence extrême, se sont déroulés sur deux jours, transformant la vie de la victime en un véritable calvaire sexuel.

Un piège tendu sur les réseaux sociaux

L'affaire débute en mai 2018 lorsque la victime, que nous appellerons Julie, rencontre un homme sur un site de rencontres. Ce dernier, âgé de 34 ans, l'invite à une soirée libertine dans une villa de la banlieue bordelaise. Julie, qui n'avait jamais participé à ce type d'événement, accepte. Mais une fois sur place, elle est confrontée à une situation qu'elle n'avait pas anticipée : plusieurs hommes l'attendent, et elle est contrainte de subir des actes sexuels non consentis.

Deux jours de violences sexuelles

Selon l'accusation, Julie a été victime de viols collectifs répétés pendant deux jours. Les vingt prévenus, âgés de 25 à 55 ans, sont accusés de l'avoir violée à tour de rôle, parfois sous la menace ou en profitant de son état de faiblesse. L'un d'eux est également poursuivi pour séquestration. Les enquêteurs ont retrouvé des vidéos et des messages échangés sur des applications de messagerie cryptée, qui attestent de l'organisation de ces soirées.

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Un procès sous haute tension

Le procès, qui doit durer trois semaines, se déroule à huis clos à la demande de la victime, qui souffre de stress post-traumatique. Son avocate, Me Sophie Grolleau, a déclaré : « Julie a été brisée. Elle a subi l'impensable. Aujourd'hui, elle attend que la justice reconnaisse sa souffrance et punisse les responsables. »

Les avocats de la défense, quant à eux, contestent la qualification de viol. Selon eux, les actes étaient consentis dans le cadre de soirées libertines. « Ma cliente a participé de son plein gré à ces soirées. Il n'y a pas eu de contrainte », a affirmé Me Jean Dupont, avocat de l'un des prévenus.

Un nombre de prévenus inhabituel

Cette affaire se distingue par le nombre important de prévenus : vingt hommes sont jugés, ce qui est rare dans les dossiers de violences sexuelles. Le parquet de Bordeaux a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle à l'encontre du principal organisateur, et des peines allant de 5 à 12 ans pour les autres participants.

Une affaire qui interroge sur les dérives du libertinage

Ce procès relance le débat sur les limites du libertinage et le consentement dans les pratiques sexuelles collectives. Pour Me Grolleau, « il est essentiel de rappeler que le libertinage ne peut en aucun cas justifier des viols. Le consentement doit être libre et éclairé, et il peut être retiré à tout moment. »

Le verdict est attendu pour le 6 août. En attendant, Julie devra revivre son calvaire à travers les témoignages et les vidéos présentés au tribunal. Une épreuve qu'elle dit vouloir traverser « pour que d'autres femmes ne vivent pas la même chose ».

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