Procès d'Alès : un jeune condamné pour des violences devant un lycée gardois
Le procès s'est déroulé au palais de justice d'Alès, mettant en lumière une affaire de violences survenues devant le lycée Jacques-Prévert à Saint-Christol-lez-Alès. Trois jeunes ont été mis en cause pour une agression collective ayant entraîné des blessures chez deux lycéens.
Les faits : une bagarre éclate à la récréation
Le 27 mars, durant la récréation, de nombreux élèves ont assisté à une scène violente où deux lycéens ont été mis au tapis. Les forces de l'ordre ont rapidement identifié trois suspects, qui ont pris la fuite en voiture avant d'être retrouvés dans un appartement à Alès. Sur place, les policiers ont découvert une casquette volée à l'un des victimes.
Deux des mis en cause sont mineurs et ont été déférés devant la justice des enfants à Nîmes. Le troisième, âgé de 18 ans, a été placé en détention provisoire jusqu'à son procès en comparution immédiate le 30 mars au tribunal d'Alès.
Le déroulement de l'agression
Selon les éléments du dossier, les trois jeunes se seraient rendus au lycée "pour voir des filles". Sur place, l'un d'eux, mineur, a reconnu un lycéen avec qui il avait un différend. Une discussion a dégénéré en bagarre, entraînant l'intervention des deux autres occupants de la voiture. Un autre élève est venu en aide à son camarade, provoquant une escalade des violences.
Les deux victimes ont subi des blessures significatives : l'une avec le visage tuméfié et trois jours d'interruption totale de travail (ITT), l'autre avec le nez cassé et quatre jours d'ITT. Le prévenu majeur, présent au procès, a déclaré : "Je suis désolé pour eux, mais je n'ai pas porté de coups à (celui qui a été frappé le premier). J'ai voulu séparer la bagarre." Il a nié le vol de la casquette.
Les plaidoiries et le verdict
La représentante du ministère public, Me Céline Sanchez-Vinot, a dénoncé une "agression gratuite", une "expédition punitive" et un "passage à tabac en meute", qualifiant les preuves d'accablantes. Elle a requis 10 mois de prison avec sursis probatoire, assortis d'obligations et d'interdictions.
L'avocat de la défense, Me Aurélien Vergani, a contesté cette version, évoquant une "bagarre réciproque" et critiquant la détention provisoire comme dénuée de sens. Il a plaidé pour un sursis simple.
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en partie, condamnant le jeune homme à six mois d'emprisonnement avec sursis probatoire, avec des obligations et interdictions. Il a été relaxé pour le vol de la casquette. Cette affaire souligne les tensions autour des violences scolaires et les défis de la justice face à de tels actes.



