Violences de Stéphane Plaza : l'ex-compagne raconte des années de calvaire
Violences de Stéphane Plaza : l'ex-compagne témoigne

Lundi, devant la cour d'appel, Amandine, 38 ans, a raconté les violences physiques et psychologiques qu'elle dit avoir subies pendant plusieurs années de la part de Stéphane Plaza, l'animateur star de M6 et agent immobilier. Elle conteste fermement la version de ce dernier, qui évoque un règlement de comptes lié à son infidélité. « Quand j’entends qu’il s’agit d’une vengeance, c’est dur, a-t-elle soufflé. C’est un long combat contre un personnage public. »

Des intimidations et une menace financière

Selon Amandine, Stéphane Plaza a tenté de l'intimider à plusieurs reprises. « Il m’a dit : "si tu portes plainte, t’as intérêt à avoir les reins solides, car je suis millionnaire et je peux payer autant d’avocats que je veux" », rapporte-t-elle devant la cour. L'animateur, condamné en février 2025 à un an de prison avec sursis, voit depuis ses émissions déprogrammées.

Un épisode de violences détaillé à la barre

L’un des épisodes, daté du 25 avril 2022, a été longuement décrit pendant l’audience. À la demande des avocats, Amandine mime la scène. « Il est tellement près de moi que je sens ses postillons. » Elle raconte avoir levé les mains pour se protéger, avant que deux de ses doigts « sont retournés dans l’autre sens » lorsqu’il repousse sa main. La victime a obtenu dix jours d’incapacité de travail.

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Très marquée, elle s’interroge sur l’intention. « Comment peut-on prendre le membre de quelqu’un et se dire "je vais le casser comme une branche morte ?" ». Elle dit être convaincue d’une « volonté de faire mal ». Leur relation, commencée cinq ans plus tôt, avait été révélée sur Instagram, déclenchant la colère de Stéphane Plaza, très discret sur sa vie privée.

Versions opposées sur le déroulé des faits

Face à ces accusations, Stéphane Plaza évoque une situation tendue et un « accident ». En arrivant chez elle, il tente, selon lui, de « désamorcer » en parlant à son chien : « Je dis à ce petit chien : "comment ça va ? Maman a fait une bêtise". » « Oui, c’est odieux », reconnaît-il. Il affirme ensuite avoir voulu partir, la « déplacer » de devant la porte, ce qui aurait provoqué l’incident.

Une explication contestée. « Vous avez l’air de faire une différence entre déplacer sur le côté et pousser », souligne l’avocate générale. « Juridiquement, votre geste aboutit à une violence volontaire. Elle aurait pu se fracasser le crâne sur une table basse. » Stéphane Plaza se défend : « Le moindre contact est donc une violence ? Ça me paraît fou », assurant n’avoir cherché qu’à quitter l’appartement.

« Je me suis demandé si j’allais mourir »

Amandine, elle, rejette cette version. « Il ne voulait pas partir », affirme-t-elle. Elle décrit un moment de bascule lorsque Stéphane Plaza lui aurait collé l’avant-bras contre la gorge. « Je me suis demandé si j’allais mourir. » Elle évoque aussi un homme « extrêmement jaloux » et « possessif », sujet à des accès de « colère ».

Plus tard, un message envoyé par Stéphane Plaza est lu à la cour : « Courage pour ta main, signé l’homme le plus violent du monde, je t’embrasse tendrement. » Une phrase qui illustre, selon l’accusation, l’ambiguïté de la situation. Le procès doit se poursuivre mercredi avec les réquisitions et les plaidoiries.

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