Le 16 septembre, un homme a été condamné pour violences conjugales à Vienne (Isère), après avoir frappé sa compagne au visage, deux semaines avant leur mariage. La dispute, survenue le 13 septembre, était liée à une histoire de traiteur. Le mariage n'aura finalement pas lieu, et selon l'avocat de la défense, « c'est probablement mieux ainsi ».
Une dispute éclate dans la voiture
Dimanche 13 septembre, une femme est admise à l'hôpital avec un visage tuméfié. Les forces de l'ordre sont appelées, et son compagnon, âgé de 24 ans, reconnaît immédiatement être l'auteur des coups. Il est placé en garde à vue et conduit au commissariat. Les policiers mènent des auditions avec le couple et leurs proches pour comprendre ce qui s'est passé.
Selon les informations du Dauphiné Libéré, des tensions étaient apparues récemment, « notamment entre les deux belles-mères, au sujet du traiteur de la noce ». Après une réflexion envers la mère de la future mariée, celle-ci porte un coup à l'épaule de son compagnon. Le mis en cause se gare alors, se retourne et porte plusieurs coups de poing au visage de sa compagne.
Six jours d'ITT et un nez fracturé
La victime souffre d'un nez fracturé et d'une arcade sourcilière ouverte, avec six jours d'incapacité totale de travail (ITT). Jugé en comparution immédiate le 16 septembre, le jeune homme explique ne pas avoir voulu lui faire du mal, qualifiant son geste d'involontaire. « D'habitude, je me canalise, je contrôle mes émotions. Je regrette de ne pas avoir contrôlé ma force », a-t-il déclaré au tribunal de Vienne.
Il a également ajouté : « Je suis responsable à 90 %. Nous sommes deux caractères qui ne s'assemblent pas, c'est une relation toxique. J'ai très honte de moi, je regrette fortement. » L'avocat de la défense a plaidé que « ce mariage n'aura pas lieu, et c'est probablement mieux ainsi ».
Une peine de huit mois de sursis probatoire
L'homme a été condamné à une peine de huit mois de sursis probatoire, avec interdiction de contacter la victime, de paraître aux abords de son domicile, et de se rendre dans le département de la Loire où elle réside désormais, comme le rapportent nos confrères du Dauphiné Libéré. Cette affaire, révélée par Midi Libre, illustre les conséquences judiciaires de violences conjugales survenues dans un contexte de préparation de mariage.



