Une scène d'une violence inouïe à Nérac
Dans la nuit du 4 au 5 janvier dernier, un logement de la ville de Nérac a été le théâtre d'une agression d'une rare brutalité. Un jeune homme, en situation de vulnérabilité, a été la cible de sévices physiques et psychologiques particulièrement odieux de la part de plusieurs individus, dont sa propre sœur.
Des actes d'une cruauté extrême
Les faits rapportés par les enquêteurs dressent un tableau insoutenable. La victime a subi une succession de violences :
- Des claques et des coups de pied répétés
- Une menace avec un couteau dont la lame avait été préalablement chauffée
- Le crâne tondu de force
- Du produit vaisselle et de la cire versés sur la tête
- Des excréments jetés au visage
Cette scène humiliante, qui s'est déroulée alors que le jeune homme hébergeait plusieurs personnes dans son domicile, a été captée par le téléphone portable d'un des participants.
Une intervention policière rapide
Mardi 10 février à l'aube, une opération de police judiciaire a été menée par quinze militaires de la compagnie d'Agen-Nérac, avec le soutien du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig). Trois individus, dont la sœur de la victime, ont été immédiatement interpellés et placés en garde à vue. Un quatrième suspect, présent lors des faits, a rapidement rejoint la liste des mis en cause.
Des condamnations sévères prononcées
Ce mercredi 11 février, les quatre prévenus ont été déférés au parquet d'Agen en vue d'une comparution immédiate. Le tribunal correctionnel d'Agen a prononcé des peines particulièrement sévères, allant au-delà des réquisitions du parquet :
- La sœur de la victime, âgée de 25 ans, a été condamnée à six mois d'emprisonnement
- Un homme de 23 ans a écopé de vingt mois de prison
- Un prévenu de 19 ans a été condamné à trente mois de prison, avec révocation d'un précédent sursis de quatre mois
- Le dernier accusé, âgé de 33 ans, a reçu la peine la plus lourde : trois ans d'emprisonnement ferme
Un mandat de dépôt a été décerné contre les quatre condamnés, qui ont par ailleurs interdiction, pendant trois ans, de paraître à Nérac ou d'entrer en contact avec la victime.
Cette affaire, par son caractère particulièrement violent et la sévérité des peines prononcées, souligne la détermination de la justice à sanctionner les actes de barbarie commis contre des personnes vulnérables.