Un stock de drogues et d'armes découvert dans un appartement de Montpellier
Le tribunal judiciaire de Montpellier a prononcé une peine de 30 mois de prison, dont 12 avec sursis, contre un Marocain de 50 ans en situation irrégulière. Ce dernier était accusé d'avoir gardé un important stock de stupéfiants et d'armes dans un appartement du quartier d'Alco, à Montpellier. La police nationale a découvert plus de 250 000 euros de drogues, incluant du cannabis, de la cocaïne, de l'ecstasy, des méthamphétamines et de la kétamine, ainsi que des armes de type fusil et pistolet, des grenades à plâtre et plus de 9 000 euros en liquide lors d'une perquisition dans l'avenue Louis-Ravas.
L'accusé invoque la menace pour justifier ses actes
Lors de son procès en comparution immédiate le lundi 9 février, l'homme a expliqué avoir assuré cette mission sous la menace, moyennant 50 euros par jour. Il a également déclaré être dépendant aux stupéfiants et à l'alcool. Le procureur Sébastien Bautian a ajouté dans son réquisitoire que le prévenu distribuait des prospectus dans les boîtes aux lettres pour promouvoir ce trafic. Cependant, le représentant du ministère public a exprimé des doutes sur les déclarations concernant les menaces, affirmant que "cela n'engage que lui". Le procureur a requis 30 mois de prison ferme non aménageable, une interdiction du territoire pendant dix ans et une interdiction de détenir une arme pendant quinze ans.
La défense conteste la procédure et plaide pour la clémence
L'avocat de la défense, Me Majid Diab, a appelé le tribunal à ne pas "faire du sensationnel" en prononçant une telle peine. Selon lui, son client n'est qu'une "petite main de ce trafic", "un maillon faible" et, en raison de sa vulnérabilité, "une des premières victimes du narcotrafic". De plus, l'avocat a contesté l'authenticité de l'enquête de police, soulignant que les procès-verbaux de perquisition n'avaient pas été signés par son client et dénonçant "une procédure lacunaire". Le tribunal a rejeté ces conclusions en nullité après délibération.
Verdict et conséquences judiciaires
Le tribunal a relaxé le prévenu pour une partie de la période de prévention mais l'a condamné pour le reste à 30 mois de prison dont douze avec sursis. Cette peine est assortie des interdictions requises par le ministère public, notamment l'interdiction du territoire et l'interdiction de détenir une arme. Cette affaire met en lumière les enjeux liés au trafic de stupéfiants et à la vulnérabilité des individus impliqués dans ces réseaux criminels à Montpellier.