Procès en Vendée : une mère et sa fille jugées pour empoisonnement répété du compagnon
Le procès de deux femmes accusées d'avoir tenté d'empoisonner à plusieurs reprises le compagnon de l'une d'elles s'est ouvert ce mercredi devant la cour d'assises de Vendée. Amélie D., 37 ans, et sa mère Carole D., 62 ans, sont jugées pour avoir administré des substances toxiques à Enrique B. entre 2021 et 2022.
Des méthodes inspirées de séries télévisées
Lors de l'audience, Amélie D., peintre en carrosserie, a reconnu les faits mais nié toute intention de tuer la victime. Aux enquêteurs, elle a expliqué s'être inspirée de scènes de séries comme Breaking Bad pour ses actions. Les méthodes employées incluaient la dilution de cachets à dose mortelle dans du café, l'incorporation d'une plante toxique dans un plat de chili con carne, et le broyage de substances glissées dans un sachet d'olives par Carole D.
Une affaire complexe avec des accusations croisées
L'enquête a débuté en septembre 2023 après qu'Enrique B. a porté plainte suite à une dispute. Il a présenté des enregistrements sonores où Amélie D. reconnaît les empoisonnements. Quelques mois plus tôt, celle-ci avait elle-même sollicité la gendarmerie, se disant victime de violences psychologiques, avant d'évoquer du harcèlement en garde à vue.
Amélie D. est également poursuivie pour tentative de meurtre, étant soupçonnée d'avoir saboté les freins de la voiture de son compagnon. « Quand j'ai vu ça, je lui ai dit qu'elle devait arrêter ses tentatives pour me tuer », a déclaré Enrique B. aux enquêteurs.
Motifs et contexte familial tendu
La mère, Carole D., a expliqué avoir agi pour aider sa fille. Enrique B. affirme quant à lui que les deux femmes cherchaient à « s'emparer de la maison » où Carole D. vivait depuis la pandémie de Covid. Le couple, ensemble depuis cinq ans, a un enfant né en 2020. Le verdict de ce procès aux multiples rebondissements est attendu vendredi.



