Un habitant d'Helsinki, en Finlande, a saisi la justice pour faire cesser le chant matinal des moineaux nichés sous le toit de ses voisins. Selon le journal Helsinkien Sanomat, l'homme considérait les gazouillis comme un trouble anormal de voisinage et un risque pour sa santé. Après avoir vainement sollicité la municipalité, il a porté l'affaire devant le tribunal administratif.
Un conflit de voisinage insolite
Le plaignant, exaspéré par l'intensité des cui-cui, reprochait à la copropriété voisine de ne pas avoir empêché les oiseaux de s'installer. Malgré des travaux de prévention réalisés par le syndic pour boucher les entrées de nidification, il estimait que le nombre croissant de moineaux rendait leur chant insupportable. Il réclamait des mesures supplémentaires pour faire cesser cette nuisance sonore qu'il jugeait préjudiciable à sa santé.
La justice tranche en faveur des oiseaux
Les juges ont examiné la plainte et ont conclu que le gazouillis des moineaux, bien que présent, ne constituait pas un bruit dépassant les seuils dangereux pour la santé ou la tranquillité publique. Ils ont rappelé que ces passereaux vivent naturellement en milieu urbain et que leur chant ne peut être assimilé à une nuisance juridique. En conséquence, le tribunal a débouté le requérant et l'a condamné à régler l'intégralité des frais de justice.
S'il le souhaite, l'homme peut encore se pourvoir en appel devant la Cour administrative suprême. Cependant, l'issue semble déjà largement en faveur des voisins à plumes, qui peuvent continuer à piailler en toute légalité.



