Ultragauche : arrestations visant la ligne Lyon-Turin
Ultragauche : arrestations contre la ligne Lyon-Turin

Trois militants d'ultragauche ont été arrêtés mardi 11 août, en France et en Italie, dans le cadre d'une enquête sur des projets d'actions violentes visant le chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. Les perquisitions ont eu lieu simultanément à Paris, Lyon, Chambéry et Turin, selon une source proche de l'enquête.

Une coopération policière franco-italienne

Les arrestations ont été menées dans le cadre d'une coopération entre les polices française et italienne, qui a permis de déjouer ces projets. Un quatrième suspect est toujours recherché, selon la même source. Les trois hommes, âgés de 30 à 35 ans, sont connus des services de renseignement pour leur appartenance à la mouvance d'ultragauche.

L'enquête a été ouverte par le parquet de Paris, qui a confié les investigations à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la direction nationale de la police judiciaire. Les perquisitions ont permis de saisir des ordinateurs, des téléphones portables et des documents, qui seront analysés dans les prochains jours.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des projets d'actions violentes contre le chantier

Selon une source proche du dossier, les militants projetaient de commettre des dégradations et des sabotages sur le chantier de la ligne Lyon-Turin, qui doit relier Lyon à Turin via un tunnel de 57 kilomètres. Ce projet, contesté par des associations écologistes et des militants altermondialistes, est régulièrement la cible d'actions de désobéissance civile.

Les trois hommes ont été placés en garde à vue. En Italie, l'un d'eux a été arrêté à Turin, tandis que les deux autres l'ont été en France, à Paris et à Chambéry. Ils sont suspectés de participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de violence, un délit passible de dix ans d'emprisonnement.

Une action coordonnée entre les deux pays

La coopération entre la France et l'Italie a été décisive dans cette affaire. Les autorités italiennes ont notamment fourni des informations sur les déplacements des suspects. Cette opération intervient alors que le chantier de la ligne Lyon-Turin est un sujet de tension politique, notamment en Italie, où le gouvernement de Giorgia Meloni a récemment réaffirmé son soutien au projet.

Les gardes à vue se poursuivent. Les enquêteurs cherchent à déterminer si les suspects avaient des complices et si d'autres actions étaient prévues. Le parquet de Paris n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Cette affaire illustre la volonté des autorités françaises et italiennes de lutter contre les actions violentes des militants d'ultragauche, qui se sont multipliées ces dernières années contre des projets d'infrastructures. Les trois hommes devraient être présentés à un juge d'instruction dans les prochains jours, en vue d'une éventuelle mise en examen.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale