Un chauffeur Uber bien noté et au-dessus de tout soupçon aurait déjoué tout l’arsenal de sécurité mis en œuvre par le géant américain du transport. Mourad, 55 ans, a été mis en examen le 24 avril pour viol avant d’être écroué. Il est soupçonné d’avoir, le 16 avril au petit matin, dans le VIIIe arrondissement, violé l’une de ses passagères qu’il venait de ramener chez elle. Ce mardi 12 mai, il a demandé sa remise en liberté devant la chambre de l’instruction de Paris, en vain.
Les faits
Cette nuit-là, deux copines passent la nuit au Mirage, un club de la rue Pierre-Charon (VIIIe). Il y a aussi Arthur, l’ex-petit ami de la jeune femme (les prénoms ont été changés). La soirée finie, Élise commande un VTC pour rentrer. Les deux filles, encore sous l’empire de l’alcool, discutent de cette relation passée. La conversation tournerait autour du sexe et l’homme derrière le volant les écoute. Élise descend. La voiture, elle, continue vers l’appartement de la victime, situé près de la place de la Madeleine.
Selon le récit de la victime, le chauffeur aurait verrouillé les portes du véhicule avant de passer à l’acte. Des traces de sperme ont été retrouvées sur la boucle de la ceinture de sécurité, constituant une preuve matérielle accablante. Malgré cela, Mourad conteste fermement les accusations.
Les suites judiciaires
Mis en examen pour viol et écroué, le chauffeur nie en bloc. Lors de l’audience devant la chambre de l’instruction de Paris, il a plaidé pour sa remise en liberté, sans succès. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de cette agression présumée.
Ce cas soulève des questions sur la sécurité des passagers utilisant les services de VTC, malgré les dispositifs mis en place par les plateformes comme Uber. Les autorités appellent à la vigilance et rappellent l’importance de signaler tout comportement suspect.



