Le président américain Donald Trump a publiquement pris la défense de Gianni Infantino, le président de la FIFA, alors que ce dernier traverse une crise profonde. Dans un message publié lundi soir sur son réseau Truth Social, Trump a qualifié un éventuel départ d'Infantino de « terrible erreur », insistant sur le succès de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Un soutien de poids pour Infantino
« La FIFA commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait ne serait-ce qu'un instant de remplacer son président Gianni Infantino », a écrit Donald Trump, le décrivant comme un homme « formidable ». Il a ajouté qu'Infantino « vient de présider la Coupe du monde la plus réussie », et que sans lui, « la compétition ne connaîtrait plus jamais un tel succès ni une telle rentabilité ».
Cette intervention intervient alors que Gianni Infantino est fragilisé par la révélation de son projet, finalement abandonné, d'ouvrir la FIFA à des investisseurs privés. Ce projet a suscité une vive opposition au sein du football mondial.
L'opposition des confédérations
Plus tôt dans la journée de lundi, les confédérations européenne (UEFA), nord-américaine (Concacaf) et asiatique (AFC) ont publié une lettre ouverte commune, sans citer nommément Infantino, mais en affirmant que le football « n'appartient à aucun individu » et que le leadership « ne consiste pas à détenir – ou à exiger – un pouvoir à conserver ». Elles ont appelé à un leadership de service, marquant leur opposition à la poursuite de son mandat.
Cette lettre ouverte reflète les profondes divisions au sein du football mondial, alors qu'Infantino semblait se diriger vers une réélection tranquille en mars 2027, après un Mondial 2026 particulièrement lucratif, avec près de 15 milliards de dollars de revenus générés.
Une crise sans précédent
La crise actuelle est sans précédent pour Infantino, qui peut toutefois compter sur le soutien de Trump, ainsi que sur celui des confédérations africaine et sud-américaine, et du Mexique, qui s'est publiquement écarté de la position de la Concacaf. Reste à savoir si ce soutien de poids lui permettra de conserver son poste.
Cette situation survient alors que le football mondial est plus que jamais sous les projecteurs, avec une Coupe du monde qui a battu tous les records de revenus. L'avenir d'Infantino à la tête de la FIFA demeure incertain, malgré le soutien affiché de Donald Trump.



